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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 23:14

Communauté : Les blogs citoyens
14h19 | Mise à jour : 16h36
Auteur Jefferson Desport, Par Sudouest.fr
140 commentaire(s)

L'ancien président Sarkozy coûtera près de 2 millions d'euros par an aux contribuables

Appartement de fonction, collaborateurs, voiture, voyages, rémunérations... La République est généreuse avec ses anciens présidents de la République. Détail avec René Dosière, le spécialiste de l'argent de l'Etat

Nicolas Sarkozy aura droit à un appartement de fonction, des collaborateurs, une escorte, une voiture...

Nicolas Sarkozy aura droit à un appartement de fonction, des collaborateurs, une escorte, une voiture... (PHOTOPQR/LE PARISIEN Philippe de Poulpiquet)

Nicolas Sarkozy peut dire un grand merci à… Laurent Fabius. Tout comme Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. En effet, sans l’ancien Premier ministre de François Mitterrand, ils seraient sans aucun doute dans une situation nettement moins confortable tant les avantages que la République leur consent – à vie - sont légions. Des avantages qui, selon le député de l’Aisne - apparenté PS - René Dosière, auteur de "L'Argent de l'Etat", coûteraient aux contribuables entre 1,5 et 2 millions d’euros, par an et par ancien président, comme il l’a indiqué à Sudouest.fr.

Des avantages qui, pour la petite histoire, reposent sur un texte aussi solide que la craie. En l’occurrence une simple lettre signée de la main de Laurent Fabius le 8 janvier 1985 et adressée à VGE. Un courrier qui, cerise sur le gâteau, n’a fait l’objet d’aucun débat. "C’est assez ahurissant, souligne René Dosière, que tout cela repose sur une base juridique aussi légère qu’un courrier personnel resté secret durant des années et dont on dit qu’il a valeur de décision. "

 

Quoi qu’il en soit grâce à cette lettre, Nicolas Sarkozy, qui quittera l'Elysée mardi, va bénéficier de nombreuses facilités.

  • Un appartement de fonction avec personnel

Au premier rang de ces avantages, l'attribution d'un logement de fonction où il pourra installer ses bureaux. Mais pas nécessairement. Car, comme le note René Dosière : « il y a deux personnels de service pour s’en occuper. » « Je sais, poursuit-il, que chez Valéry Giscard d’Estaing ces deux personnes là servaient surtout de cuisinier. Et comme, apparemment ils étaient un peu surchargés de travail, il a obtenu, il n’y a pas très longtemps, qu’on en mette deux autres en plus... »

  • Sept collaborateurs

Une certitude, qu’il s’agisse ou non de bureaux, lesquels pourraient se situer rue de Miromesnil, non loin du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8ème arrondissement de Paris, la République accordera également à l’ancien président Sarkozy pas moins de sept collaborateurs. « Cela va du directeur de cabinet à la secrétaire pour répondre au courrier et prendre ses rendez-vous », précise René Dosière.

  • Une voiture de fonction

Côté déplacements, Nicolas Sarkozy n'aura pas besoin de prendre le métro. Il aura aussi une voiture de fonction avec deux chauffeurs.

  • Une escorte

Pour sa sécurité, Nicolas Sarkozy aura droit à une escorte composée de deux ou trois policiers. Et ses domiciles privés seront surveillés par les gendarmes.

  • Voyages gratuits en première classe

Les voyages de Nicolas Sarkozy seront aussi pris en charge. Dans le détail, la lettre précise que les anciens présidents de la République bénéficie de la gratuité, pour eux-mêmes et leur conjoint, sur l’ensemble des réseaux publics ferroviaires, aériens et maritimes dans la meilleure classe.

  • A l'étranger comme un président en exercice

Par ailleurs, dans ses déplacements à l’étranger, il sera traité comme un président de la République. "C’est-à-dire qu’il est accueilli par l’ambassadeur de France qui peut le loger et l’aider à organiser ses déplacements", explique René Dosière. "Mais, ajoute-t-il, ces conditions s’appliquent à des déplacements dans le cadre de ses fonctions. Mais bon… Le cadre des fonctions d’un ancien président, c’est assez flou…"

  • En cas de décès, la veuve n'est pas oubliée

Enfin, selon René Dosière, en cas de décès d'un ancien président de la République, sa veuve pourra bénéficier d’une partie des avantages évoqués plus haut.

  • 18 000 euros de revenus mensuels

Mais ce n'est pas tout, à ces facilités contenues dans la lettre de Laurent Fabius, il convient d’ajouter les rémunérations des anciens présidents de la République. Qui elles, au contraire, sont encadrées par des textes précis. D'abord, en tant qu'ancien chef d'Etat, Nicolas Sarkozy aura droit à une dotation, c’est le terme, qui est égale à la rémunération d’un conseiller d’Etat et qui est de l’ordre de 6 000 euros par mois. Ensuite, s’il décide de siéger au Conseil Constitutionnel, il pourra gagner 12 000 euros brut de plus par mois. Soit un total de 18 000 euros mensuels.

....lire et voir l'article sur sudouest.fr

Nicolas Sarkozy · politique
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 00:46

Communauté : Les blogs républicains
Publié le 13/05/2012 à 06h00 | Mise à jour : 13/05/2012 à 08h15
Auteur Patrick Guilloton  Par Sudouest.fr
26 commentaire(s)

Jean-Pierre Raffarin : « Cette élection était gagnable »

L'ancien Premier ministre revient sur quelques moments forts de l'élection présidentielle. Laissant entendre, en creux, que le principal responsable de l'échec n'est autre que Nicolas Sarkozy

Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin (Isabelle Louvier)

« Sud Ouest ». Dans un sondage pour Sud Ouest Dimanche, les Français placent en tête François Fillon et Alain Juppé loin devant Jean-François Copé pour tenir dans l'avenir les rênes de l'UMP. Cela vous étonne ?

Jean-Pierre Raffarin. Je ne suis pas surpris. C'est la hiérarchie du précédent quinquennat, laquelle va être bouleversée par la nouvelle donne politique. C'est la hiérarchie d'aujourd'hui. Pour l'avenir, la jeune génération va trouver un appui plus fort dans l'opinion.

 

Qui mettez-vous dans le panier de cette jeune génération ?

Toutes les personnalités ayant figuré au premier rang ces derniers mois. Jean-François Copé, naturellement, lequel me semble en être le leader, mais aussi François Baroin, Bruno Le Maire, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand et j'en oublie.

Dans ce sondage, 35 % des personnes interrogées ne citent ni Fillon, ni Juppé, ni Copé. Ce pourrait être un espace pour un certain Raffarin ?

Non. Avec mon ami Alain Juppé, nous veillons au respect des fondements de l'UMP, mais nous voulons aussi tracer des perspectives d'avenir.

Proche de Giscard, vous aviez vécu 1981 aux premières loges. Vous retrouvez des similitudes avec l'échec de 2012 ?

Il y a des points communs dans ces deux histoires. Dans les deux cas, nous avons de « jeunes » présidents, tous deux réformateurs, tous deux ayant eu à subir des crises majeures. Pour moi, la principale différence tient à leur élection. Élection de division pour Giscard - son ancien Premier ministre, Jacques Chirac, était candidat contre lui -, tandis que Nicolas Sarkozy conduisait cette année une campagne où sa majorité était unie.

Autre point important pour l'avenir : Sarkozy semble avoir réussi sa sortie alors que Giscard a laissé le sentiment d'une blessure insurmontable.

La défaite de votre camp, dimanche dernier, tient-elle avant tout à la personnalité de Sarkozy ? Plus précisément, est-ce lui, incapable de se débarrasser de cette image de « président des riches », qui vous a fait perdre ?

Je crois en effet que les comportements ont été davantage sanctionnés que la politique. Le style hyperactif de Nicolas Sarkozy a pu heurter nombre de sensibilités plus tempérées. Il est clair que cette élection révèle par moitié, en France, un partage de la droite et de la gauche. Au total, cette élection était donc gagnable pour la majorité sortante.

En creux, vous êtes en train de dire que c'est Nicolas Sarkozy qui a perdu…

Il avait dit lui-même : « Si je gagne, c'est ma stratégie qui l'aura emporté, si je perds, ce sera de ma responsabilité. » Dimanche dernier, il a assumé. Dans le même temps, on a vu que sa politique pouvait être majoritaire en France…

Sa campagne - en particulier durant l'entre-deux-tours - a-t-elle été, selon vous, positionnée beaucoup trop à droite ?

Pour gagner, une majorité de droite doit rassembler ses deux cultures. La culture de la droite républicaine et la culture des humanistes. Dans cette campagne, la présence frontale de Marine Le Pen a en effet bousculé l'équilibre entre ces deux cultures. Quand on perd à trois points, on perd autant à droite qu'au centre. La droite gagne quand elle sait rassembler ses deux cultures.

Dans cette campagne, il y a eu le vote « à titre personnel » de François Bayrou. Comment avez-vous vécu ce choix ?

Comme une profonde déception, comme une incompréhension. Ce choix est, pour le centre, une impasse. C'est une réaction très personnelle, l'histoire entre deux hommes qui se termine par ce signe de rupture brutale. Les tensions personnelles l'ont emporté sur les choix politiques.

Quelle stratégie pour les législatives ?

Priorité à l'unité. Le délai est très court. Dans les situations de défaite, les divisions sont mortelles. Dans l'histoire politique, les défaites sont porteuses de multiples poisons.

Une fois cette échéance passée et les humeurs apaisées, il conviendra de réfléchir à la stratégie d'avenir, à maintenir une UMP forte, seule réponse possible face au FN et au PS. Une UMP fondée sur la diversité ; en fait, un mouvement de mouvements. C'est le défi de l'automne, lequel impliquera un certain sens de l'autocritique.

Franchement, voilà une semaine, vous pensiez que Nicolas Sarkozy avait encore une chance ?

J'étais sceptique. Même si, sur le terrain, on percevait une vraie mobilisation. En fait, j'étais pessimiste depuis quelques mois.

....lire et voir l'article sur Sudouest.fr

Elections Législatives · François Fillon · Jean-Pierre Raffarin · Nicolas Sarkozy · Présidentielle 2012 · politique
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