Pays basque : la soeur d'Aurore Martin convoquée dans une affaire de terrorisme

Publié le 22 Octobre 2013

Publié le 21/10/2013 à 16h05 | Mise à jour : 21/10/2013 à 18h03
Auteur SudOuest.fr ,

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Pays basque : la soeur d'Aurore Martin convoquée dans une affaire de terrorisme

Émilie Martin est convoquée à Madrid dans le cadre d'une enquête sur Herrira, groupe de soutien aux membres emprisonnés de l'ETA

La soeur d'Aurore Martin, Emilie Martin, a été convoquée à Madrid par l'Audience nationale (juridiction spécialisée notamment dans les affaires de terrorisme), qui souhaite l'entendre dans l'enquête sur Herrira, groupe de soutien aux prisonniers basques (dont des membres emprisonnés de l'ETA).

Emilie Martin est convoquée le 5 novembre dans une enquête sur son éventuelle "appartenance à une organisation terroriste" et "financement".

Sa soeur, Aurore Martin, avait été arrêtée et remise à l'Espagne dans le cadre d'une autre enquête il y a tout juste un an, suscitant une vague de réactions hostiles au Pays basque et au-delà.

Contactée par l'AFP, Emilie Martin a refusé de commenter et a ajouté qu'elle s'exprimerait dans les jours à venir. Dans le cas où elle déciderait de ne pas se rendre à Madrid pour être entendue, la justice espagnole pourrait décider de délivrer un mandat d'arrêt européen contre elle, comme cela avait été le cas pour sa soeur, a souligné une autre source proche du dossier.

Emilie Martin, 28 ans, militante indépendantiste comme sa soeur, n'avait jusque-là jamais été inquiétée par la justice espagnole. Arrêtée en France, en 2003, et placée en garde à vue dans une procédure antiterroriste, elle avait été relâchée sans mise en examen.

Elle est membre de l'association de soutien aux prisonniers basques Herrira, dont elle est l'une des porte-parole. Le 30 septembre, un coup de filet de la Garde civile espagnole dans plusieurs villes basques avait décapité Herrira, créé le 5 février 2012 et considéré comme le successeur des groupes de défense des prisonniers Askatasuna et Gestoras pro Amnistia, interdits en Espagne car jugés trop proches du groupe indépendantiste armé ETA.

Les 18 militants interpellés avaient été mis en examen pour appartenance à un groupe armé, apologie et financement du terrorisme, puis remis en liberté, quatre d'entre eux l'ayant été contre paiement d'une caution.

En France, cette association reste en revanche légale.

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Rédigé par SudOuest.fr

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