Pyrénées : le suspect de cannibalisme, un caporal de retour d'Afghanistan

Publié le 18 Novembre 2013

Auteur Sudouest.fr

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Que sait-on du cannibale des Hautes-Pyrénées ?

VIDÉO - Le jeune homme de 26 ans, soupçonné d'avoir mangé une partie du coeur d'un homme de 90 ans, était un ancien militaire. Il avait séjourné à Pau peu avant les faits

  • Que s'est-il passé ?

Un homme de 26 ans est suspecté d'avoir torturé, tué et mangé des parties du corps d'un homme de 90 ans dans la nuit de jeudi à vendredi à Nouilhan, un village des Hautes-Pyrénées de 200 habitants aux confins des Pyrénées Atlantiques et du Gers.

  • Un caporal de retour d'Afghanistan

L'homme suspecté, présenté au départ comme un sans-abri, était un caporal ayant effectué des missions en Afghanistan. Il avait quitté le régiment d'infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers fin octobre, révèle Centre-Presse (article payant). "C'est un marsouin qui a servi au régiment pendant cinq ans" avant de quitter le service actif le 5 novembre, précise le régiment. Une prolongation de contrat, qu'il a refusée, lui avait même été proposée. "Il avait indiqué qu'il était certain de trouver un job" pour travailler dans le domaine "de la peinture".

Reportage de France 3 dans son ancien régiment de Poitiers :

  • Pas d'antécédents

Selon le régiment de Poitiers, il n'avait "posé aucun problème durant son passage". Selon La Dépêche, l'homme qui dit répondre à des voix et des messages n'a d'ailleurs ni antécédents psychiatriques, ni antécédents judiciaires. Inconnu du côté de Nouilhan, l'ancien marsouin natif de Tarbes est revenu de Bigorre depuis peu après avoir séjourné à Pau. Pendant trois jours, il avait erré entre Pau et Tarbes sans manger et peut-être sans dormir. Selon le procureur, c'est le hasard qui l'a mené vers cette maison et cette victime.

  • "En plein délire mystique"

Les auditions ont tourné court devant l'état de santé mental du sans-abri. Selon son examen psychiatrique, le jeune homme qui répondait à "des voix, des messages qu'il recevait et qui lui disaient d'agir ainsi", était en plein "délire mystique" au moment des faits. Le procureur de Tarbes a décidé son hospitalisation d'office.

  • Une partie du coeur a bien été prélevé

Ce lundi à Toulouse, "l'autopsie a confirmé que la victime était décédée à la suite des violents coups qu'elle avait reçus sur le crâne, (elle) a confirmé qu'une partie du coeur a été extraite de la cage thoracique - ce qu'on pouvait déjà penser à partir des constatations extérieures - et qu'effectivement la langue avait bien été sectionnée", a indiqué le procureur de Tarbes.

On ne peut dire à l'heure actuelle si la langue a été coupée avant ou après la mort; le morceau de coeur a, lui, été prélevé après la mort, a précisé Chantal Firmigier-Michel.

Des analyses devront maintenant dire si le morceau de viande retrouvé cuit dans une assiette avec des haricots près de la victime est d'origine humaine ou pas. "Pour l'instant, ce qu'on a effectué a confirmé ce qu'il nous a dit sur le déroulement des faits, si ce n'est que ce n'est pas le coeur dans son intégralité qui a été extrait", mais seulement une partie, a-t-elle déclaré.

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Rédigé par sudouest.fr

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