Fin de vie : le Rochelais Olivier Falorni témoigne du combat de sa mère

Publié le 17 Décembre 2013

Fin de vie : le Rochelais Olivier Falorni témoigne du combat de sa mère

Publié le 17/12/2013 à 17h34 , modifié le 17/12/2013 à 18h26 par

auteur SudOuest.fr ,

VIDEO - "On ne peut plus accepter la violence inouïe d'agonies interminables"... Lors de la séance de questions au gouvernement, le député a livré un témoignage poignant sur les difficultés de sa propre mère

Ce mardi, à l'Assemblée nationale, Olivier Falorni, tombeur de Ségolène Royale à la Rochelle, a témoigné du combat de sa propre mère contre le cancer. Alors même que la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé que le gouvernement allait consulter "l'ensemble des acteurs concernés" par la question de la fin de vie, avant de préparer la nouvelle loi sur ce thème, promise par François Hollande. "Le statut quo n'est pas tenable, n'est pas possible", a estimé la ministre.

Une annonce qui intervient au lendemain de l'avis d'un panel de citoyens préconisant la légalisation du suicide assisté.

"Hurler l'horreur de cette situation. Crier l'insupportable et le dénoncer. Ne plus laisser faire ça". S'appuyant sur les mots de l'élue écologiste du Nord-Pas-de-Calais Sandrine Rousseau, "évoquant l'interminable agonie de sa maman", Olivier Falorni a témoigné du combat de sa propre mère, elle aussi atteinte d'un cancer.

"Ce drame, cette impuissance, je l'ai vécue moi aussi, comme Sandrine, comme beaucoup de Françaises et de Français [...]. Mais le cancer a pris le dessus pour l'une comme pour l'autre. Condamnées sans espoir de rémission, elles n'aspiraient plus qu'à une seule chose : mourir dans la dignité comme elles avaient vécu leur vie", a-t-il raconté.

"Si j'ai décidé de briser moi aussi l'omerta de cette douleur intime, c'est que je considère qu'il en est désormais de mon devoir. Non pas de fils mais de législateur. Car il faut une loi [...]. On ne peut plus accepter la violence inouïe d'agonies interminables que même les soins palliatifs et le dévouement des soignants ne peuvent plus apaiser", a-t-il encore témoigné face à l'Assemblée.

"La médecine est capable de prolonger la vie de façon artificielle, elle doit pouvoir l'abréger quand c'est la volonté de la personne."


Olivier Falorni témoigne sur la fin de vie par LeHuffPost

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Montal

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