Handicapé à vie à cause d'une dent de sagesse

Publié le 30 Mai 2014

Handicapé à vie à cause d'une dent de sagesse

Publié le 30/05/2014 à 15h14 , modifié le 30/05/2014 à 16h11 par

SudOuest.fr

VIDÉO - Anesthésies à répétition, prélèvement d'os de la hanche pour reconstituer la mâchoire, en vain. Rien n'a été épargné à Franck Afériat, chef d'entreprise de 40 ans, qui souffre toujours le martyre

illustration Thierry DAVID

P

our une simple dent de sagesse, Franck Afériat, chef d'entreprise de 40 ans vivant dans le Val-de-Marne, se retrouve aujourd'hui sans dents à droite, incapable de mâcher et de sourire, et obligé de porter des bas de contention en permanence, rapporte Le Parisien (édition abonnés). Sans compter les 20 000 euros dépensés et la douleur qui ne le quitte plus.

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Tout commence en 2006. Un dentiste lui recommande des implants pour soigner une dent de sagesse qui bouge. Mais pour cause "d'os mal configuré", le patient subit une dizaine d'anesthésies avant que trois implants tiennent enfin. Hélas, au bout d'un an, le dentiste lui fait savoir que ses implants "ont cratérisé" et recommande de poser un dentier. Franck Afériat avait alors 34 ans.

Un professeur réputé lui propose alors une autre solution : prélever un morceau d'os de la hanche pour reconstituer celui de la mâchoire. Non seulement Franck Afériat recrache la greffe, mais en plus, il souffre d'une maladie héréditaire qui entraîne une coagulation trop rapide de son sang, ce qui provoque des caillots de sang, ce dont n'a pas tenu compte le spécialiste qui l'a opéré.

Trois jours après l'opération, la jambe du patient vire au noir et il est hospitalisé d'urgence pour une "thrombose profonde" et frôle l'œdème pulmonaire fatal. "Dans mon métier, je dois être debout, raconte dans Le Parisien cet artisan spécialisé dans la désinsectisation. Or, si je le reste trop longtemps ou, pire, si je monte sur une nacelle, c'est une phlébite assurée, et la mort".

Conseillé par son avocat Me Grégory Lévy, Franck Afériat vient d'assigner en justice Guy Princ, ce ponte de la stomatologie à qui il reproche les multiples "échecs thérapeutiques". Le tribunal de Paris a validé les arguments du patient et de son avocat et estimé légitime que soit désigné un expert judiciaire.


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Rédigé par SudOuest.fr

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