Trois affaires secouent les institutions à Londres, à Lisbonne et à Chicago.
Qui a dit que la démocratie est le meilleur moyen de lutter contre la corruption? Au Royaume-Uni, pays réputé pour ses institutions démocratiques, des lords ont vendu leur âme à une entreprise inexistante. Au Portugal, c'est le premier ministre qui est accusé d'être au centre d'une affaire de pots-de-vin. Enfin aux Etats-Unis, le gouverneur de l'Illinois vient juste d'être limogé pour avoir voulu monnayer l'ancien poste de Barack Obama.
Des lords à louer
A Londres, c'est le branle-bas de combat. Deux lords de la Chambre haute du Parlement ont présenté leurs excuses pour avoir accepté, contre rémunération, de voter contre une taxe
professionnelle, en voie d'être alourdie, ce qui gênait une société de Hongkong. L'ennui pour les deux parlementaires, c'est que la société en question n'existait pas. Elle était une pure
invention du journal Sunday Times qui avait camouflé des micros dans les bureaux des lords.
C'est donc avec des preuves accablantes que l'hebdomadaire a pu descendre en flamme ces lords et deux anciens membres du gouvernement qui étaient également prêts à tremper dans la combine. Pour satisfaire l'entreprise hongkongaise fictive, Lord Taylor of Blackburn a promis de travailler contre la somme rondelette de 195'000 francs par an. Lord Peter Snape a, quant à lui, accordé son «aide» pour 40'000 francs. Peter Truscott, ex-secrétaire d'Etat à l'énergie, a pour sa part demandé environ 120'000 francs, et Lord Lewis Moonie, ancien secrétaire d'Etat à la Défense, se serait contenté de 50'000 francs pour monnayer son pouvoir d'amender une loi. Pour la petite histoire, il convient de préciser que rien ne permet d'exclure un membre de la Chambre des lords. puisqu'ils sont nommés jusqu'à leur décès
Un siège au plus offrant
Le premier ministre portugais, José Socrates, est, lui, soupçonné d'avoir favorisé la construction de l'espace commercial Freeport, près de Lisbonne, lorsqu'il était ministre de
l'Environnement. L'homme politique nie tout en bloc, mais l'hebdomadaire Sol, s'appuyant sur le témoignage d'un de ses oncles, Julio Monteiro, et sur un DVD de la police britannique, fait état
de favoritisme et de corruption dans l'attribution du permis de construire d'un des plus grands centres commerciaux d'Europe. L'affaire se corse quand l'hebdomadaire Expresso révèle que le fils
de Julio Monteiro aurait suggéré à Freeport de choisir l'entreprise de publicité familiale au vu des services rendus par son père et son cousin...
Le gouverneur de l'Illinois, Rod Blagojevich, accusé d'avoir proposé le siège de sénateur de Barack Obama au plus offrant, a été destitué jeudi à l'unanimité par les sénateurs de l'Etat. Le
prédécesseur de Blagojevich, George Ryan, purge, quant à lui, une peine de 6 ans de prison pour fraude. Bref, ils illustrent leur ville, Chicago, où sévissait le célèbre maffieux Al Capone!
(source le matin.ch )
BONNE CONTINUATION
trop d'argent tue les valeurs de solidarités et de farternités , après c'est le reigne du chacun pour sa gueule !