Affaire Karachi : Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy sommés de s'expliquer

Publié le 2 Janvier 2012

AUTEUR SudOuest.fR 34 commentaire(s)

A droite comme à gauche, les réactions n'ont pas tardé aux révélations faites ce lundi par Libération. Le quotidien affirmant que Nicolas Sarkozy a validé la création d'une société off shore

Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur sont de nouveau au centre de l'affaire Karachi et de ses rétrocommissions

Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur sont de nouveau au centre de l'affaire Karachi et de ses rétrocommissions (WOSTOK PRESS/MAXPPP )

L’affaire Karachi et ses révélations en série rythmeront-elles 2012, comme elles ont largement animé 2011 ?

Une certitude, à droite comme à gauche, on n’a pas tardé à réagir aux révélations faites ce lundi par le journal Libération. Le quotidien a en effet annoncé qu’un ex-haut fonctionnaire a confirmé au juge enquêtant sur cette affaire que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget en 1994, avait validé la création d’une société luxembourgeoise off shore servant à payer des intermédiaires dans des contrats d'armement. 

Une révélation, qui fait la Une de Libé, et que s’est chargée de déminer la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France Inter : "Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail".

Idem pour son homologue de l'Education Luc Chatel, sur i-Télé: "C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui. Il y a une enquête judiciaire qui est en cours. A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Dons nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler".

"Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse", a ajouté le ministre.

A gauche, si on avance avec prudence sur ce dossier, les cibles sont toutefois clairement identifiées : Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy.

Ainsi, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL, a déclaré : "Je vais être extrêmement prudent parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme". Mais "il faudra bien qu'un jour, et Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne".

Interrogé sur France 2, Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande, est allé dans le même sens que Pierre Moscovici. "Il est temps que le président, je l'exige, s'explique sur cette affaire d'Etat. Nous le devons aux familles des victimes".

Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur France Inter: "Sur des dossiers comme ceux-là, évidemment, le ministre de l'époque ne pouvait pas ne pas être au courant". "Si surtout il s'agit d'une affaire de rétrocommissions, ce que la justice devra prouver, c'était évident qu'au plus haut sommet de l'Etat ce type de système était validé".

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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