Al-Qaida menace de tuer un otage français

Publié le 12 Janvier 2010

Auteur M.B. (lefigaro.fr) avec AFP
Pierre Camatte (à droite sur la photo) a été enlevé au Mali le 27 novembre dernier.
Pierre Camatte (à droite sur la photo) a été enlevé au Mali le 27 novembre dernier.

La branche de l'organisation terroriste au Maghreb islamique affirme qu'elle exécutera Pierre Camatte, capturé le 27 novembre dernier, si quatre de ses prisonniers au Mali ne sont pas libérés sous 20 jours.

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a dévoilé ses revendications dans l'affaire Pierre Camatte. Le groupement terroriste menace d'exécuter l'otage français enlevé fin novembre, si quatre de ses prisonniers au Mali ne sont pas libérés sous vingt jours, ont affirmé lundi les centres américains de surveillance des sites islamistes, SITE et Intelcenter. Il réclame également une importante rançon dont le montant n'a pas été précisé, selon une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français.

Pierre Camatte a été kidnappé le 27 novembre dernier, en pleine nuit, dans un hôtel de Ménaka, au Mali. Agé de 61 ans, le ressortissant français préside notamment l'association «Gérardmer-Tidarmene». Il se rendait «régulièrement» au Mali où il s'impliquait dans la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme.

En décembre, l'Aqmi avait revendiqué son enlèvement, de même que celui de trois autres humanitaires espagnols, enlevés quatre jours plus tard en Mauritanie, un pays frontalier du Mali.

 

Un «risque sérieux d'enlèvement» au Mali

«Le groupe a donné aux gouvernements français et malien une période de vingt jours pour relâcher les quatre prisonniers d'Aqmi au Mali, sans quoi Camatte sera exécuté», indique le SITE citant un communiqué datant du 10 janvier et émanant de forums djihadistes.

Alors qu'il privilégiait la piste de «petits bandits», le président malien, Amadou Toumani Touré, avait déclaré début décembre dans une interview au Monde qu'il faisait de la libération du Français une «affaire personnelle». Il avait également ajouté «compter d'abord sur les populations qui sont les premières sources de renseignements sur une personne connue de tout le monde».

C'est la première fois qu'un ressortissant français est enlevé dans le nord du Mali depuis plusieurs années. La France a formellement déconseillé début janvier à ses ressortissants de participer à un festival dans la région de Tombouctou (nord du Mali), en raison d'un «risque sérieux d'enlèvement».

 

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Source lefigaro.fr

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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