Apres Xynthia ; L'ATALANTE ile de Ré , Accès direct de la mer

Publié le 10 Mars 2010

L'ATALANTE À SAINTE-MARIE-DE-RÉ ENTIÈREMENT DÉVASTÉE. 100 personnes se retrouvent au chômage technique à l'hôtel-restaurant, centre de thalassothérapie

Michael Hirault : « À 2 h 50, une vague de plusieurs mètres s'est écrasée sur le terrain de l'hôtel ». (photo t. b.)
Michael Hirault : « À 2 h 50, une vague de plusieurs mètres s'est écrasée sur le terrain de l'hôtel ». (photo t. b.)

«Un monde de quiétude, de sérénité », « un havre de paix exposé plein sud avec accès direct à la mer » : le site Internet de l'Atalante, à Sainte-Marie-de-Ré, est truffé de ces petites phrases qui, à la lumière de ce qui s'est passé dans la nuit du 27 au 28 février, paraissent aujourd'hui dérisoires, voire déplacées. Hier, plus d'une semaine après le passage de Xynthia, sapeurs-pompiers, membres de la Croix-Rouge et employés continuaient à déblayer ces grands bâtiments bas, ravagés par la submersion.

L'hôtel-restaurant et le centre de thalassothérapie font face à la mer et affichent un splendide isolement derrière les vignes. Au plus fort de la saison, 120 personnes y travaillent. Aujourd'hui, le directeur, Didier Gireau, envisage la mise au chômage technique d'une centaine de salariés. « J'attends le passage de l'expert pour en savoir plus », indiquait-il hier, les traits tirés. Il a établi son QG de campagne au premier étage de l'établissement.

Cauchemars

« Samedi soir, la maire de Sainte-Marie m'a téléphoné pour me prévenir de l'alerte rouge et du fait que le pont serait fermé. J'ai choisi de venir dormir à l'établissement. Nous avons fait monter les clients, en pleine nuit, au 1er étage. Après coup, on peut se dire que l'on aurait dû faire évacuer dans l'après-midi. Mais encore fallait-il savoir que ça prendrait cette tournure. Nous n'avions jamais été inondés. Même en 1999 », poursuit le patron de l'hôtel de Sainte-Marie (1).

Réceptionniste la nuit de Xynthia, Michael Hirault, lui, ne décolère pas : « On était au courant de ce qui allait se passer. L'hôtel est à 20 mètres de la mer, les bâtiments 3 et 4 au-dessous du niveau de l'eau. Et à chaque marée haute, la mer vient frapper le haut de la digue. Avec la surcote, c'était évident que ça déborderait. Quand j'ai pris mon service à 21 heures, j'y suis allé la peur au ventre. Je ne savais pas si j'en reviendrais. J'ai fait des rondes sur le front de mer. À 2 h 50, une vague de plusieurs mètres de hauteur s'est écrasée sur le terrain de l'hôtel. Je suis vite rentré pour réveiller les clients de l'hôtel, au rez-de-chaussée. Ils étaient une cinquantaine. Tout le monde est monté au 1er étage et l'eau est montée presque jusqu'à nous. Au petit matin, nous avons fait évacuer les clients par barque. »

Sous le choc   ...............................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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