Aquitaine : des accords signés au forceps

Publié le 18 Mars 2010

REGIONALES. Le succès du PS a facilité les discussions avec les écologistes et le Front de gauche

Lundi, les écologistes en téléconférence avec Paris. (ph. lartigue)
Lundi, les écologistes en téléconférence avec Paris. (ph. lartigue)

En Aquitaine, comme en Midi-Pyrénées, les présidents socialistes sortants sont parvenus à des accords de fusion de listes sans casse majeure, avec Europe Écologie comme avec le Front de gauche.

Ce fut un peu laborieux en Aquitaine, puisque l'accord ne fut arraché qu'aux petites heures du matin, mais pour aboutir finalement aux propositions qu'avait préparées le PS en amont.

Il est vrai qu'en Aquitaine, les partenaires n'avaient pas le choix s'ils ne voulaient pas passer la mandature sans aucun conseiller régional pendant les quatre prochaines années.

Les Verts, qui avaient huit conseillers régionaux sortants, avaient déjà fait de la place aux militants associatifs arrivés avec la création d'Europe Écologie. Ils ont dû faire un effort supplémentaire en cédant plusieurs places de sortants.

Ainsi, sur les dix candidats d'Europe Écologie en position éligible, cinq font partie de ces novices en politique. Des conseillers régionaux sortants verts comme Rose-Marie Schmitt, Jean Lissar et Jacques Papon se trouvent donc éliminés. Ce dernier, pas satisfait du tout d'être évincé par une candidate proche de Noël Mamère et issue de la liste girondine, annonce une conférence de presse aujourd'hui pour officialiser sa démission des Verts.

Le Front de gauche (FG), qui a négocié après les écologistes, est aussi passé sous les fourches caudines des socialistes. Il doit se contenter de six places en position éligible, dont Gérard Boulanger en Gironde, qui sera accompagné de Michel Dubertrand, secrétaire départemental du PCF.

Le FG a deux autres places éligibles dans les Pyrénées-Atlantiques, et une en Dordogne, avec un militant du Parti de gauche, et encore une dans les Landes avec le secrétaire départemental du PCF.

Les programmes ont été assez rapidement harmonisés, raconte Stéphane Delpeyrat, secrétaire régional du PS : « Nous avions eu sept séances de travail la semaine dernière, c'était une question d'honnêteté vis-à-vis de nos électeurs. »

Monique De Marco, tête de liste Europe Écologie, ayant reconnu que les électeurs avaient tranché sur la question de la LGV, a tout de même obtenu que le Conseil régional finance des études complémentaires sur la branche sud, vers Toulouse et vers l'Espagne, ces études devant être ensuite débattues avec les riverains des zones concernées.

Elle a obtenu également que la priorité régionale soit accordée aux transports ferroviaires régionaux. Europe Écologie est satisfaite aussi de la promesse de la création d'une Agence régionale de la biodiversité. Gérard Boulanger a obtenu que les aides régionales aux entreprises soient conditionnées au refus de la délocalisation, que les décisions d'implantation soient soumises à une conférence écologique régionale et que l'Aquitaine soit déclarée zone où les expulsions sont illégales.

Et Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, Gérard Onesta, tête de liste d'Europe Écologie, s'est félicité de la bonne volonté de Martin Malvy, qui avait décidé la répartition des sièges éligibles « à la proportionnelle » sans aucun marchandage. Les écologistes pourront donc bénéficier de 15 sièges éligibles, voire 16 si les électeurs le veulent bien. Le Front de gauche en aurait 5 pour sa part, avec des espoirs pour 2 de plus.  ................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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