Arcachon : deux plaintes pour viol à la maison de retraite

Publié le 17 Février 2012

Auteur Jean-Pierre Tamisier  1 commentaire(s)

Arcachon : deux plaintes pour viol à la maison de retraite

Un aide-soignant de Saint-Antoine-de-Padoue a été écroué. Deux sexagénaires auraient été victimes de ses agissements.

La première plainte est du 8 février. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon.

La première plainte est du 8 février. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon. (photo G. B. )

Interpellé mercredi en début d'après-midi, un homme de 53 ans a été mis en examen pour viols et écroué hier. À l'issue de sa garde à vue, il a été présenté au parquet de Bordeaux qui a ouvert une information judiciaire.

Cette décision fait suite aux plaintes déposées par deux pensionnaires de la résidence pour personnes âges Saint-Antoine-de-Padoue, située avenue Saint-Dominique, dans le quartier du Mouleau, entre Arcachon et Le Pyla.

 

La première plainte serait intervenue le 8 février dernier. Une femme de 66 ans, hémiplégique, aurait subi une agression à caractère sexuelle, impliquant notamment une fellation forcée.

Empreinte génétique

Des prélèvements effectués dans sa chambre, en particulier une trace identifiée comme étant du sperme, ont conduit les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon jusqu'à un employé de l'établissement. Un aide-soignant de 53 ans, dont le profil est apparu après analyse de cette trace et introduction des données dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Une deuxième victime

Une seconde pensionnaire du luxueux établissement, âgée de 69 ans, s'est présentée au commissariat après l'interpellation de l'aide-soignant. Elle a affirmé aux policiers avoir subi le même type d'agression.

L'homme mis en examen et écroué bénéficie toutefois, à ce stade de la procédure à son encontre, de la présomption d'innocence.

Contactée hier par « Sud Ouest », la responsable de l'établissement, Carine Dussart, a confirmé qu'une pensionnaire avait dénoncé des faits d'agressions sexuelles, tout en précisant que cette dame est assez diminuée. « Elle n'a pas toute sa tête », confiait même la directrice de la résidence Saint-Antoine-de-Padoue. Elle confirmait également qu'un employé avait été mis en examen et écroué.

Ce qui a bien sûr provoqué une certaine stupeur au sein de cette maison de retraite du groupe Orpea, qui compte vingt-deux lits et accueille des personnes autonomes, semi-valides, et totalement dépendantes.

Arcachon · Gironde · Faits divers · Bordeaux

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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