Assassinat Thierry Franchetto : Le commercial écroué

Publié le 19 Mars 2010

LOT-ET-GARONNE. L'unique vendeur du garage poursuivi pour complicité d'assassinat

Le garage L'Étoile 47, objet de toutes les attentions des techniciens en investigation criminelle. (photo jean-louis borderie)
Le garage L'Étoile 47, objet de toutes les attentions des techniciens en investigation criminelle. (photo jean-louis borderie)

Il est 17 h 30, hier, dans la cour de la caserne Valence, où est logé le groupement de gendarmerie d'Agen. Plusieurs hommes entourent Stéphane Rouffiac, blouson en cuir, allure râblée et mine défaite. Avant de monter à l'arrière de la voiture des gendarmes, il jette un regard accablé à sa compagne. Direction une lointaine maison d'arrêt, en région Centre. Présenté à un juge d'instruction, le commercial du garage L'Étoile 47, à Colayrac-Saint-Cirq, a été mis en examen à la mi-journée pour complicité d'assassinat et placé en détention provisoire.

Interrogé par les enquêteurs de la section de recherche, il avait passé 48 heures en garde à vue. Le vendredi 5 mars, le présumé innocent, Stéphane Rouffiac, avait convenu d'un rendez-vous au garage avec Thierry Franchetto. Le négociant en automobiles de Laroque-Timbaut, 44 ans, n'avait plus donné signe de vie. Son corps a été retrouvé lundi, enterré à flanc de coteau. Tué de plusieurs balles dans la tête, Thierry Franchetto aurait été victime d'un guet-apens, sur fond de transactions automobiles.

Liés en affaires

D'autres hommes seraient impliqués. Ainsi auraient-ils sollicité l'unique vendeur de L'Étoile 47 pour mieux approcher Thierry Franchetto. Il n'aurait rien lâché de plus. « Mon client conteste les faits qui lui sont reprochés », assure Me Philippe Briat, défenseur de Stéphane Rouffiac. Ces derniers jours, les techniciens en investigation criminelle n'ont cessé de procéder à divers relevés aux abords du garage, lequel, mis sous scellés, ne rouvrira pas de sitôt. Un fourgon en vente a été saisi. Ce n'est que 3 kilomètres plus loin que le corps de Thierry Franchetto a été exhumé, à l'entrée d'un poulailler désaffecté, dans la campagne de Colayrac-Saint-Cirq.

Les deux hommes se connaissaient de longue date, ils faisaient affaire ensemble. Il arrivait que Stéphane Rouffiac fournisse des véhicules à Thierry Franchetto. Le négociant de Laroque-Timbaut écoulait des berlines allemandes d'occasion sur des sites internet. Une activité qu'il avait reprise après sa sortie de prison. En 2007, il était condamné à 18 mois de prison ferme pour recel de grands crus bordelais. 80 caisses issues d'un vol dans un entrepôt girondin. Il était impliqué dans un trafic de véhicules volés et maquillés antérieur à son incarcération, jamais jugé.

« Pas facile à manager »  ..............

...................................  lire la suite sur sudouest.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article