Aulas, l'incroyable saillie

Publié le 6 Juillet 2012

 

Football - Ligue 1
Publié le 05/07/2012 à 10:39, mis à jour le 05/07/2012 à 17:08
Auteur Eurosport.fr

En s'en prenant frontalement à ses "dinosaures", Jean-Michel Aulas s'en est surtout pris à leurs gros salaires. Décryptage d'un coup de sang sans précédent d'un boss contre ses employés.

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Pourquoi maintenant?

Jean-Michel Aulas l'avait annoncé dès le mois d'octobre dernier : son club allait devoir vendre "deux joueurs de plus". "On le fera soit au mercato d'hiver soit au début du mercato d'été. L'idée c'est de réduire le train de vie du club". Or, depuis cette déclaration, le président de l'Olympique Lyonnais n'a pas pu mener cette mission à bien, seul Belfodil ayant quitté Lyon pour Parme contre 2,5 M€, une somme au passage plus qu'intéressante pour un élément qui n'avait disputé que treize bouts de matches avec l'OL, mais bien loin des obligations économiques du club. La réalité est que Lyon doit se séparer au plus vite de ses plus gros salaires, notamment afin pouvoir s'offrir Benjamin Corgnet qui n'attendra peut-être pas éternellement.

JMA pensait bien céder Kim Källström au Rubin Kazan pendant l'hiver mais avait été convaincu par son staff de la nécessité sportive de conserver le Suédois, notamment dans la perspective d'arracher un quatorzième podium consécutif. La non-qualification pour la Ligue des champions n'a fait que renforcer les difficultés financières de l'OL. Par ses propos, Aulas indique clairement la porte de sortie à des joueurs qui émergent entre 200.000 € et 350.000 € brut par mois. Des salaires que Lyon n'est plus disposé à offrir à ses futurs éléments.

Que reproch e- t-il à ses joueurs?

Pour les suiveurs de l'OL, la sortie de Jean-Michel Aulas sur Michel Bastos ("C'est un cas d'école mais à deux ans d'un mondial au Brésil il va aller mieux, croyez-moi") n'est pas une surprise. Le Brésilien traîne depuis son arrivée à Lyon une réputation de "tricheur", comprenez d'un joueur qui ne fait les efforts collectifs que lorsqu'il y trouve un intérêt personnel. La saison passée, Bastos a marché sur l'eau en début d'exercice afin d'obtenir la prolongation de son contrat jusqu'en 2015. Par la suite, le gaucher a alterné les rares éclairs, les prestations maussades et les douleurs au dos. Son tir au but raté à Nicosie et surtout son non-match en finale de la coupe de la Ligue contre l'OM (0-1) ont fini par convaincre les décideurs lyonnais de sa trop grande nonchalance. En privé, le joueur ne comprend pas et s'avoue même "dégoûté".

"Cris ne peut plus rester avec nous, il a freiné l'évolution du duo Koné-Lovren." Jean-Michel Aulas n'y va pas de main morte au sujet de son "Policier". Pourtant, après un dernier exercice très compliqué sous l'ère Puel, le Brésilien semblait avoir parfaitement compris qu'il n'était plus intouchable. Si Rémi Garde lui avait laissé le brassard, Cris, qui a tout de même été blessé à trois reprises la saison passée, avait appris à s'asseoir sans broncher sur le banc des remplaçants, notamment en finale de la Coupe de la Ligue où l'entraîneur lui avait préféré le jeune Samuel Umtiti. La veille, pourtant, le numéro 3 de l'OL avait joué son rôle de capitaine lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match. Les propos de JMA à son sujet renvoient surtout le président lyonnais à ses propres incohérences : mais pourquoi donc l'a-t-il prolongé en 2010 de deux saisons alors que Cris avait déjà montré des signes de fatigue? En filigrane, Bernard Lacombe peut se sentir visé : c'est lui avait milité pour prolonger "le chauve". Dans la coulisse, on murmure que le conseiller de JMA n'est pas très fier de ce dossier et que Rémi Garde, le premier, souhaite le départ d'un joueur qui fait plus de torts que de bien à son vestiaire.

Au sujet de Källström, le président lyonnais s'habille de mauvaise foi ("J’ai vu un très bon Källström à l’Euro 2012, et je n’ai pas vu du tout le même avec nous la saison dernière") alors que l'investissement du Suédois sur la pelouse n'a jamais souffert de la moindre contestation, à part quand celui-ci a marqué ostensiblement son mécontentement lorsque Rémi Garde l'a aligné à quelques reprises ailier gauche en fin de saison. Enfin, le cas Cissokho est tout sauf une nouveauté. En privé, les dirigeants lyonnais sont toujours apparus sidérés par l'immaturité du latéral gauche.

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Par Julien HUËT Journaliste Eurospsport.fr
 

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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