Bildu s'installe en Guipuzcoa

Publié le 24 Juin 2011

L'indépendantiste Martin Garitano va diriger la province de Saint-Sébastien. La gauche abertzale en détient les clefs.

 Martin Garitano hier, devant le portrait de Rafaela Romero, ex-présidente des Juntas du Guipuzcoa. PHOTO JEAN-daniel chopin

Martin Garitano hier, devant le portrait de Rafaela Romero, ex-présidente des Juntas du Guipuzcoa. PHOTO JEAN-daniel chopin


Auteur ANNE-MARIE BORDES

Ex-rédacteur en chef du quotidien « Egin » (1), directeur adjoint du journal « Gara » et collaborateur de la radio Info 7, Martin Garitano (48 ans) est depuis hier député général de la province du Guipuzcoa. Passionné de politique, ce militant inconditionnel de la gauche radicale basque, a été élu au terme d'une longue journée de débats dans l'enceinte ultramoderne des « Juntas » aménagée à proximité du parc technologique de Miramon à Saint-Sébastien.

Les Juntas représentent l'assemblée des 51 parlementaires élus (ou réélus) le 22 mai lors des dernières élections provinciales, doublées de municipales. Une assemblée dotée d'une présidence spécifique mais chapeautée par un exécutif dont le chef d'orchestre est le député général.

L'investiture de Martin Garitano (à la majorité simple) est une première qualifiée d'« historique » par nos voisins. Elle découle de l'énorme vague pro-indépendantiste survenue le 22 mai dont l'ampleur a surpris toute l'Espagne et qui en un rien de temps, aura fait bouger les lignes politiques habituelles dans la province de près de 700 000 habitants.

Voisin du Pays basque français, le Guipuzcoa entretient des relations de coopération anciennes avec les provinces basques françaises et le département. Celles-ci pourraient bien subir le contrecoup de la vague Bildu (Rassembler), nom de la coalition dont Martin Garigano était l'un des porte-drapeaux le 22 mai. Bildu, rappelons-le, a été sauvée in extremis, à quelques voix près, de l'interdiction par le tribunal constitutionnel espagnol.

Elle rassemble les héritiers de la gauche radicale basque interdite en 2002, le parti Eusko Alkartasuna (EA, social démocrate, indépendantiste, opposé à la violence etarra) et Alternatiba, fruit d'une scission au sein de la Gauche unie (Communistes-Verts).

En minorité

Martin Garitano a été élu à la majorité relative (23 voix) après avoir bénéficié du soutien de l'unique élue d'Aralar (formation indépendantiste dissidente de Batasuna, opposée à la violence d'ETA). Il l'a emporté devant trois autres candidats : Juan Carlos Cano (Parti populaire, 4 voix), Markel Olano député général sortant (Parti nationaliste basque, 14 voix) et Rafaela Romero (Parti socialiste, 10 voix). Ces partis ne sont pas parvenus à s'entendre dans un contexte post-électoral où socialistes et nationalistes modérés se sont déchirés.

......lire l'article sur sudouest.fr
justice · ETA


Source sudouest.fr

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

Repost 0
Commenter cet article