Ce Girondin est-il l'homme le plus malchanceux de France ?

Publié le 31 Janvier 2012

Auteur Catherine  Philippe 10 commentaire(s)

Saint-Médard-en-Jalles

Malchance chronique, Jean-Pierre Decout cumule les tuiles depuis sa naissance. Une déveine qu'il raconte dans un livre intitulé « L'Incroyable destin de Panpan La Guigne ».

Jean-Pierre Decout aime la vie à la folie… et elle le lui rend bien !

Jean-Pierre Decout aime la vie à la folie… et elle le lui rend bien ! (Photo C. P.)

Il n'est pourtant pas né un vendredi 13, mais il accumule depuis sa naissance les tuiles, les bévues, les boulettes, les mésaventures dont certaines auraient pu mal se terminer. Jean-Pierre Decout en a fait un livre, peut-être pour conjurer le sort. Il le dédicacera le samedi 11 février à l'espace culturel E.-Leclerc, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.

À la retraite, dans sa maison au fond d'une impasse d'un quartier résidentiel de Saint-Médard, le septuagénaire n'échappe toujours pas à son sort, le manque de bol étant son quotidien : la semaine qui a suivi son aménagement, il était déjà poursuivi par un chien alors qu'il venait d'enfourcher son vélo pour se balader sur la piste cyclable ; quelques années plus tard, il tombe de son toit : six fractures. « Depuis ma naissance à Libourne en 1941, régulièrement, il m'arrive quelque chose » raconte-il.

 

250 déveines répertoriées

Il a déjà inventorié 250 déveines depuis sa plus tendre enfance, mais il y en a certainement plus. « Rien que la semaine dernière, deux pannes avec deux voitures différentes, une carte grise au mauvais nom et une amende qui ne m'est pas destinée », plaisante Jean-Pierre en regardant son jardin où deux chats noirs viennent régulièrement s'ébattre.

Si ces incidents n'ont été que minimes, d'autres, plus spectaculaires, auraient pu lui faire perdre le moral ou la vie. « Mais j'ai de la chance » sourit-il « et j'essaie de vivre normalement malgré les petits tracas journaliers ». Et il cite : un parachute en torche, piqué par un scorpion, enseveli sous 200 tonnes de charbon, tombé d'un hélicoptère, d'un camion, d'un train, dans un puits ; attaqué par un macaque fugueur de la réserve africaine de Thoiry alors qu'il faisait du VTT, braqué dans une banque.

Une hospitalisation pour une leucémie aiguë pendant laquelle ses yeux sont irradiés, sa chambre stérile tombe en panne, il chute et s'ouvre le bras jusqu'à l'os sur des bocaux en verre, et il reçoit du sang contaminé par l'hépatite C. L'ambulance qui le ramène chez lui fait deux tonneaux. Sans compter les problèmes avec ses voitures, la construction de son pavillon où casses, malfaçons, vols et incidents en tout genre vont retarder le chantier, les caisses en panne au supermarché, les vacances galères.

On pourrait croire à une avalanche de gags dans un film comique, mais pas du tout. Il semble se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il se méfie du chiffre 13, même s'il se dit pas trop superstitieux…

Il rebondit à chaque fois, mais son entourage angoisse tout le temps. Même ses employeurs ont regretté de l'avoir embauché. Au triage ferroviaire de Trappes, il a « réussi » à faire dérailler des wagons contenant des bouteilles de gaz : coupure de la N10. Il a mis le feu chez un charcutier alors qu'il y était apprenti, tout comme chez un menuisier. « Je n'ai jamais connu un train à l'heure » certifie t-il, et il a même fait rater le train à d'autres, simplement pour avoir voulu les aider !

À la télévision

Sa malchance chronique l'a conduit jusqu'aux plateaux de télévision pour débattre de sa singularité, invité par Michel Drucker, Jean-Marc Morandini, Christophe Dechavanne, François de Clozet, Michel Denisot,… « Ce qui est bizarre, c'est que treize émissions auxquelles j'ai participé, n'existent plus » avoue-t-il.

Toutes ces épreuves ont un côté positif : elles lui ont permis de côtoyer et de rester ami avec des vedettes du show-biz, des sportifs de renommée, des présentateurs, de faire de belles rencontres comme celle avec Jean-Paul Belmondo, qui avait souhaité rencontrer celui que les journaux appelaient la Scoumoune. Son livre « L'Incroyable destin de Pan pan La Guigne » (Éditions du Carillon) est préfacé par son ancien voisin et ami, le comédien Rufus. La malchance le poursuit, car même l'affiche annonçant sa dédicace n'était pas à la bonne date !

Saint-Médard-en-Jalles · Bordeaux rive gauche · Bordeaux · insolite

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

Repost 0
Commenter cet article