Expulsée de sa maison, une femme se raconte

Publié le 17 Mars 2010

LOGEMENT / Expulsion. Une Angloye de 48 ans doit quitter aujourd'hui la petite maison dont elle était la locataire.
La future expulsée prépare ses cartons. (PHOTO PATRICK BERNIÈRE)
La future expulsée prépare ses cartons. (PHOTO PATRICK BERNIÈRE)

Dans sa petite maison de l'impasse Plantecoude, à Anglet, Isabelle Lyon prépare ses cartons. Elle a reçu, en effet, le 3 février, un avis d'huissier lui annonçant qu'elle devrait, le 16 mars au plus tard, quitter les lieux. Faute de quoi, elle serait expulsée manu militari. « Vous croyez que je vais faire de la résistance devant les forces de l'ordre ? »

Âgée de 48 ans, cette native de Paris était, depuis 2002, locataire de cette maison de trois pièces avec terrasse qui appartient à son ancien compagnon, le père de son fils de 11 ans.

Après avoir travaillé au Centre communal d'action sociale de Biarritz, Isabelle en a été licenciée en 2005, et a retrouvé un emploi au CCAS d'Anglet. Mais, souffrant du dos, elle a été placée en arrêt maladie. Et son contrat s'est terminé. Elle vit aujourd'hui avec une allocation d'adulte handicapé de 681,63 ?. Et son loyer est de 535 euros. Depuis trois ans, Isabelle a cessé de le payer.

L'Angloye a bien demandé au Fonds de solidarité logement (FSL) de l'aider à régler ce loyer. Mais sans succès. « Cela m'a été refusé car mon ancien compagnon vendait la maison. Et l'allocation logement n'a pas suivi car il n'y avait pas de maintien à domicile. » Elle s'est adressée aussi à la Banque de France, lui présentant un dossier de surendettement. Il a reçu, lui, un avis favorable et Isabelle a bénéficié d'un moratoire d'un an. Mais il se termine bientôt.

Une soulution transitoire

Isabelle Lyon a cherché, parallèlement, à obtenir un appartement HLM. Mais en vain. « On ne m'a jamais rien proposé alors que je demandais seulement un deux-pièces, de préférence à Anglet ou Biarritz. » Elle est d'autant plus surprise, et choquée, qu'elle estime être prioritaire. « D'après la loi Dalo (Droit au logement opposable), quelqu'un qu'on expulse doit être relogé. » Isabelle estime avoir, dans son malheur, une petite chance : elle va pouvoir occuper un studio de 20 m² qui appartient à sa mère. Mais cela ne peut être qu'une solution transitoire. Elle se voit mal éternellement partager son lit avec son fils. ...................................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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