Fillette emmenée par la police pour des impayés de cantine : le maire d'Ustaritz réagit

Publié le 11 Janvier 2013

Publié le 10/01/2013 à 14h07 | Mise à jour : 10/01/2013 à 18h50
Auteur SudOuest.fr

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[SON] Dominique Lesbats affirme que "les deux parents étaient avertis. Il y a des procédures qu'on est obligé d'appliquer". Le père de Léa a rencontré la policière pour "faire la lumière sur cette affaire"

Dominique Lesbats, le maire d'Ustaritz

Dominique Lesbats, le maire d'Ustaritz (Jean Daniel Chopin)

Léa a cru que ses parents étaient morts. Ses camarades pensaient qu'elle était en prison. La polémique enfle après l'intervention de la police municipale mardi dans la cantine de l'école Saint-Vincent d'Ustaritz (1).

Pour des impayés de cantine, une fillette de 5 ans a été sortie du réfectoire par une policière municipale en uniforme. Puisque la maman n'était pas à son domicile mais sur la route de l'école pour venir chercher sa fille, Léa a été conduite au bureau de police municipale. 

 

En colère, le père veut "faire la lumière sur cette affaire". Il a rencontré la policière municipale qui selon lui, a "obéi a sa hiérarchie" et a "fait au mieux pour sa fille". Choquée, la responsable d'un autre établissement scolaire de la ville assure, sous couvert de l'anonymat, que la policière était une femme "très gentille". "La question est de savoir qui lui a demandé de le faire".

Pointé du doigt, le maire d'Ustaritz, qui n'avait pas souhaité nous répondre mercredi soir, affirme sur France Bleu Pays Basque "ne pas avoir donné l'ordre, bien sûr, d'aller chercher la petite fille". "Je suis tout à fait conscient, dit-il, que ça peut créer un émoi. On est dans le cadre d'une procédure de non-paiement de cantine. Les deux parents étaient avertis, il y a des procédures qu'on est obligé d'appliquer".

Ecoutez sa réaction à partir de 30 secondes :

 

Pour le directeur de l'école, c'est un "procédé irresponsable". "Quand Léa est revenue dans l'après-midi, ils [ses camarades, ndlr]  étaient étonnés. Ils pensaient qu'elle était en prison. La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser". "On ne prend pas les enfants en otage de cette manière", réagit Laurent Aguergaray.

"S'il y a des impayés, la solution doit être trouvée avec les services sociaux ou par les voies de recouvrement légales", s'indigne dans un communiqué la FCPE64. L'association de parents d'élèves juge cette intervention "totalement injustifiable" et estime que "la responsabilité de la mairie d'Ustaritz est pleinement et exclusivement engagée".

Les parents ont la garde alternée de la fillette. Le père de Léa a indiqué avoir engagé une procédure pour récupérer la garde de l'enfant.

(1) L'école Saint-Vincent est un établissement catholique privé sous contrat d'association avec l'Etat.

Bayonne   lire l'article sur sudouest.fr · Ustaritz
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loupblanc
10/01/2013, à 21h09 Alertez
Je vous invite à lire ceci, l'article date du 20 juillet 2011, cette petite ville ou village à du caractère

lien originel : http://www.sudouest.fr/2011/07/20/ustaritz-64-le-maire-porte-plainte-pour-outrage-et-menace-456529-4443.php



Dominique Lesbats, le maire d’Ustaritz, a porté plainte à la gendarmerie pour outrage et menace à la suite de la diffusion, lors des fêtes communales, le week-end dernier, d’auto-collants exhibant sa photo avec une marque rouge au milieu du visage.

Les calicots étaient également assortis de slogans vengeurs en français et en basque: «Lesbats ustela» («Lesbats pourri») et «Kanpora» («Dehors»).

Le maire attribue cette vindicte à son égard au fait qu’il avait refusé d’inclure dans le programme officiel des fêtes le repas de soutien aux prisonniers basques, au motif que les fêtes ne doivent revêtir aucun caractère politique. Dominique Lesbats a reçu le soutien de son homologue de Bassussarry, PaulBaudry, par ailleurs président de la communauté de communes Errobi à laquelle appartient Ustaritz. «On ne peut pas laisser passer de tels procédés qui incitent à la violence, ils sont inadmissibles et condamnables» a déclaré ce dernier.
 
 
duhau64
10/01/2013, à 21h02 Alertez
Non justement, je vous invite à consulter le code de déontologie des agents de police municipale :

Code de déontologie de la Police Municipale
Décret n° 2003-735 du 1er août 2003 portant Code de
déontologie des agents de police municipale
NOR : INTD0300175D


http://police.mairie-saint-mande.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=36

Article 19

L'agent de police municipale est tenu de se conformer aux instructions du maire et, le cas

échéant, des agents de police municipale chargés de son encadrement, sauf dans le cas où l'ordre

donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.

Tout refus d'exécuter un ordre qui ne correspondrait pas aux conditions fixées à l'alinéa

précédent engage la responsabilité de l'agent de police municipale.

Si un agent de police municipale croit se trouver en présence d'un ordre manifestement illégal et

de nature à compromettre gravement un intérêt public, il a le devoir de faire part de ses

objections au maire, et, le cas échéant, à l'agent de police municipale qui l'encadre, en indiquant

expressément la signification illégale qu'il attache à l'ordre litigieux. Il doit être pris acte de son

opposition. Si l'ordre est maintenu, il doit être écrit.

Le fait d'exécuter un ordre manifestement illégal du maire et, le cas échéant, d'un agent de police

municipale chargé de son encadrement, ne peut soustraire l'agent de police municipale à sa

responsabilité personnelle.
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la vie est belle
10/01/2013, à 21h02 Alertez
Et la grande machine s'emballe pour une affaire à moins de 200 euros ! Et ca crie au scandale , à la Gestapo et quoi encore..même au sommet de l'Etat . C'est tragi-comique ...
On imagine la policière municipale ....venant chercher la petite fille . La plupart de ceux qui s'nflamment ne savent même pas où se situe Ustaritz ..paisible petite commune du Pays Basque où certainement "l'unique" policière municipale qu'on pourrait encore qualifier de "garde-champêtre" est probablement connue de tous les enfants..qui la cotoient chaque jour..
Quant au père , il ignore qu'en terre Basque il faut payer ses dettes . C'est à lui de régler illico les 200 euros , au lieu d'alerter la presse et qu'on en parle plus. La petite retournera déjeuner dès le lendemain , au Pays Basque on est généreux !
 
 
loupblanc
10/01/2013, à 20h59 Alertez
Ustaritz :Population
municipale 5 517 hab. (2007)
 
 
Sergio64
10/01/2013, à 20h21 Alertez

Tout simplement minable.

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Publié dans #citoyens d'europe

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