FRANCE 2. Peillon pas vu à la télévision

Publié le 16 Janvier 2010

FRANCE 2. L'eurodéputé socialiste a choisi de ne pas se montrer au débat sur l'identité nationale avec Éric Besson et Marine Le Pen

Vincent Peillon a demandé la démission d'Arlette Chabot.()
Vincent Peillon a demandé la démission d'Arlette Chabot.()
Vincent Peillon a demandé la démission d'Arlette Chabot.()
Vincent Peillon a demandé la démission d'Arlette Chabot.()

Vincent Peillon, député européen socialiste, est au coeur d'une nouvelle polémique après son refus de participer à un débat sur l'identité nationale, jeudi soir sur France 2. Débat où il devait intervenir en deuxième partie, avec Éric Besson et Marine Le Pen.

Une position que le PS approuve complètement, comme l'a déclaré hier Martin Aubry, première secrétaire. Elle ne s'est cependant pas associée à la demande de démission d'Arlette Chabot, présentatrice de l'émission et directrice générale adjointe de l'information, que Vincent Peillon avait formulée.

« Que ça fasse scandale »

Interrogé hier, Kader Arif, député européen socialiste du Sud-Ouest, disait qu'il « comprenait » la position de Vincent Peillon, mais qu'il n'aurait « pas agi de la même façon. [Peillon] a refusé alors qu'il avait accepté », regrette Kader Arif, qui n'est pas davantage favorable au débat sur l'identité nationale lancé par Éric Besson.

C'était en fait une stratégie que Vincent Peillon avait mise au point pour donner davantage de retentissement à son geste. Il s'en est expliqué longuement sur le site Internet Rue 89, où il a déclaré : « C'était préparé avec quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale. »

Pouria Amirshahi, premier secrétaire fédéral de Charente, « approuve complètement » la décision de l'ancien supporteur de Ségolène Royal. Et il ajoute : « C'est Arlette Chabot qui a donné de l'importance à l'incident en le commentant en direct sur France 2. »

Sur le fond, il remarque qu'Éric Besson a donné raison à Marine Le Pen en révélant en direct qu'il avait donné des instructions pour que la France transpose la directive européenne « Retour », que combattent les socialistes. « Le gouvernement refait avec l'immigration ce qu'il avait fait avec l'insécurité, on commence à sentir la gêne d'Alain Juppé et de Dominique de Villepin. Jacques Chirac avait su construire un cordon sanitaire contre le FN. »

Martine Aubry a confirmé avoir été avertie des intentions d'un Vincent Peillon découvrant sur le tard qu'il avait été « relégué en deuxième partie de soirée ». Comme tous n'avaient pas été avertis, la personnalité, controversée au PS, de Vincent Peillon a justifié un certain flottement dans le parti.

Les amis de Ségolène Royal (avec laquelle il est brouillé depuis quelques semaines) tout comme ses ennemis le soupçonnent surtout d'avoir voulu « faire un coup, juste pour exister », sur le modèle que lui a fourni la présidente de la Région Poitou-Charentes.

« Jamais trop tard »

Une des fidèles de Ségolène Royal, Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris, a dénoncé « une posture » et « une polémique de niveau médiocre ».

De même, Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche, a estimé qu'il n'est « jamais trop tard pour refuser de se laisser prendre dans un guet-apens ». Le député européen du Front de gauche n'a pas oublié que la même mésaventure lui était arrivée sur le plateau de France 2, à l'occasion d'un débat sur les élections européennes, en juin dernier.   .............................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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