Google fait la chasse aux sites pratiquant le partage illégal

Publié le 14 Août 2012

Publié le 13/08/2012 à 12h34 | Mise à jour : 13/08/2012 à 17h36
Auteur SudOuest.fr
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Google annonce vouloir sanctionner les sites les plus décriés, à l'occasion du déploiement de son nouvel algorithme. Coup de balai ou nouvelle étape d'une politique jugée hégémonique ?

Coup de torchon sur les sites pirates ou volonté de faire remonter ses propres produits ? Google a redéfini les critères de son algorithme pour mettre en avant les sites proposant des contenus légaux

Coup de torchon sur les sites pirates ou volonté de faire remonter ses propres produits ? Google a redéfini les critères de son algorithme pour mettre en avant les sites proposant des contenus légaux (illustration, photo Michel Amat )

La suspension de l'activité de MegaUpload avait déjà déclenché un tollé parmi les internautes partisans du libre échange de données et de fichiers. La décision de Google de mettre à l'amende certains sites de partage risque de ne pas être à leur goût.  La société américaine a annoncé vouloir faire le ménage dans les résultats de son moteur de recherches, à l'occasion du déploiement prochain du nouvel algorithme de son célébrissime moteur de recherches, nous annonce le site spécialisé Numérama. Les sites les plus fréquemment cités dans les demandes de retrait d'URL pour contenus n'obéissant pas aux législations sur le copyright et les droits d'auteurs devraient voir leur visibilité réduite à portion congrue, enfouie au fin fond de la liste de résultats.

Certains sites ont beaucoup à y perdre. Numérama a listé une quinzaine d'entre eux, susceptibles de disparaître de la fenêtre Google, chacun ayant fait l'objet de plus de 100 000 demandes de retraits d'URL dans les douze derniers mois. D'autres ont également du mouron à se faire. Google a annoncé en effet avoir fait remonter quelque 4.3 millions de demandes de ce type en l'espace de seulement un mois, conséquence d'un premier changement de sa politique relative au copyright, il y a déjà deux ans.

Reste que la démarche n'est pas réellement désintéressée. Cette nouvelle politique visant à sanctionner les sites autorisant le partage illégal aura pour effet, selon les responsables de Google, de mettre en avant les plate-formes de partage de contenu légal (et souvent payant), applications, musique, livres ou films. Et Google est devenu lui-même acteur sur le marché, via sa plate-forme Google Play. Il est fort à parier que celle-ci conservera une place de choix. Il semble également peu probable que des plate-forme comme YouTube ou BlogSpot, appartenant toutes deux à Google, se fassent taper sur les doigts. Mais après tout, on peut être surpris...

 

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Rédigé par jeanfrisousteroverblog

Publié dans #citoyens du monde

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