Grand emprunt : 63députés de droite plaident pour 100 milliards d'euros

Publié le 2 Novembre 2009


Alors qu'Alain Juppé et Michel Rocard doivent rendre leur rapport sur cet emprunt dans quelques jours, 63 députés de l'UMP et du Nouveau centre estiment que si l'emprunt ne dépasse pas les 50 milliards ce serait un échec.

Le coprésident de la commission sur le grand emprunt Michel Rocard, ici avec Alain Juppé, l'un des membres. (Reuters)

Le coprésident de la commission sur le grand emprunt Michel Rocard, ici avec Alain Juppé, l'un des membres. (Reuters)

Le grand emprunt doit mobiliser entre 50 et 100 milliards d'euros, estiment 63 députés de la majorité dans une tribune publiée lundi 2 novembre par Le Monde, alors que les présidents de la commission sur cet emprunt Alain Juppé et Michel Rocard ont évoqué une fourchette de 20 à 40 milliards.
"Nous devons pouvoir mobiliser une masse critique de plus de 50 milliards d'euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir", affirment ces députés UMP et NC.

"Erreur historique"


Selon eux, "si nous n'investissons pas massivement pour prendre une option sur l'avenir, nous risquons de prendre un retard que nous mettrions plusieurs décennies à rattraper. Ce serait une erreur historique".
Les députés affirment que "le grand emprunt ne doit pas devenir un 'petit emprunt', au moment même où l'Allemagne décide de donner la priorité à la croissance en programmant des baisses d'impôts".

Un emprunt mieux gérer


Pour ces élus, les fonds levés "doivent être isolés du budget général" et "ne pas servir à financer les dépenses courantes".
Alors que la dette publique doit atteindre 84% du PIB en 2010, ils estiment qu'ils doivent être "investis selon des critères rigoureux" et "concerner des programmes rentables, susceptibles de générer des retours sur investissement sous forme de croissance, d'emploi et de développement durable, à un horizon raisonnable".
Les députés relèvent qu'"année après année, les investissements publics de l'Etat ont reculé pour s'établir à quelques milliards d'euros annuels seulement", alors que "notre pays dispose de réserves de prospérité et d'un potentiel de croissance dans des secteurs d'excellence".

Un enjeu de la sortie de crise


Ils soulignent que "travailler sur le grand emprunt, c'est préparer la sortie de crise et l'avenir, qui se jouera sur la sélection des projets et des investissements", citant la "croissance verte", la "révolution numérique", les "grandes métropoles de premier rang mondial de demain".
Parmi les députés signataires de cette tribune, figurent David Douillet, Yves Jégo, Jean-François Lamour, Maurice Leroy et André Santini.
La commission Juppé/Rocard sur le grand emprunt doit remettre ses propositions au président Nicolas Sarkozy "vers la mi-novembre".


Source Nouvelobs.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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