GRIPPE A. Les médecins vaccinent sans zèle

Publié le 12 Janvier 2010

GRIPPE A. Généralistes et pédiatres entrent officiellement dans la campagne de vaccination. Souvent à reculons et mal informés

Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français : « Nous allons ouvrir nos cabinets en réalisant seuls le travail effectué par trois personnes dans les centres. »( afp)
Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français : « Nous allons ouvrir nos cabinets en réalisant seuls le travail effectué par trois personnes dans les centres. »( afp)

Cette fois, ça y est. À partir d'aujourd'hui, les médecins généralistes et les pédiatres sont officiellement habilités à vacciner contre la grippe A/H1N1. Si la grande majorité se dit prête à collaborer, il est quand même conseillé de se renseigner auprès de son médecin traitant car il risque fort d'y avoir quelques retards à l'allumage.

« Depuis le début, je souhaite participer parce que je trouve la vaccination justifiée. Mais ce qui est certain, c'est que je ne commencerai pas demain mardi. Je n'ai reçu aucun courrier officiel et il me manque bon nombre de précisions. Notamment sur la façon d'obtenir le vaccin unidose », affirme ce médecin de famille de Bègles. « Ce qui est certain, c'est que j'attendrai que les pharmacies soient approvisionnées (1), car il est hors de question que j'aille dans les centres. Leurs horaires sont trop contraignants et correspondent au moment de mes journées où j'ai le plus à faire », poursuit-il.

À vrai dire, ils ne devraient pas être très nombreux, en ce premier jour de campagne dans les cabinets, à effectuer les piqûres. Trop de choses restent sans éclaircissement après la réunion de jeudi dernier au ministère de la santé.

« Le schéma proposé par Roselyne Bachelot reste difficile à mettre en oeuvre. Rien que la demande qui nous a été faite d'aller chercher les doses dans les centres de vaccination nous complique lourdement la tâche », précise Michel Chassang, président du syndicat majoritaire CSMF (Confédération des syndicats médicaux français).

Le médecin se réjouit que la ministre de la Santé ait entendu raison pour ce qui concerne les bons. Au départ, les généralistes ne devaient vacciner que les personnes qui en étaient munies. Ce ne sera finalement pas le cas. Cette simplification administrative n'est pas un luxe, selon les concernés.

« 6,60 ?, une humiliation »

Demeure le point qui fâche : les honoraires. Finalement, chaque acte de vaccination dispensé sera facturé 6,60 ? et pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie.

« Nous n'en ferons pas une affaire d'état mais cette rémunération est une nouvelle humiliation, eu égard à nos responsabilités. Nous allons ouvrir nos cabinets en réalisant seuls le travail que font trois personnes dans les centres (secrétaire, médecin, infirmière). Mais bon, nous n'en ferons pas une question d'argent. On y va à reculons mais on y va. Ce qui compte, c'est de rendre service à nos patients », assure le docteur Chassang.

Reste à convaincre de l'intérêt de se faire vacciner maintenant, alors que l'épidémie décroît et qu'il faut une quinzaine de jours pour que le vaccin soit efficace. Roselyne Bachelot abat une de ses dernières cartes anti-fiasco en impliquant les médecins. « J'attends d'eux qu'ils m'aident à convaincre les indécis. Progressivement, les médecins libéraux seront seuls à la manoeuvre », indique-t-elle dans un entretien au « Quotidien du médecin ».

Les centres de vaccination devraient fermer fin mars pour arrêter les frais d'une désaffection croissante. Selon les derniers chiffres officiels, 300 000 personnes se seraient fait vacciner la semaine dernière dans les 800 centres du pays. Le bilan est très inférieur à celui enregistré avant les fêtes avec 1 million de vaccinés par semaine.  ...............

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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