Handball - Jeux Olympiques Accambray : "Le ballon m'est retombé dans les mains"

Publié le 8 Août 2012

Handball - Jeux Olympiques

Accambray : "Le ballon m'est retombé dans les mains"

Espagne22 - 23France
Publié le 08/08/2012 à 18:47, mis à jour le 08/08/2012 à 23:24

Appelé de dernière minute, William Accambray a enfilé le costume de héros national contre l'Espagne (23-22). Inattendu.

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"Merci Seigneur !" Plutôt sur la réserve habituellement, William Accambray peut arborer un large sourire dévoilant ses dents... du bonheur au coup de sifflet final. Grâce à lui, l'équipe de France, qui s'est défait de l'Espagne à l'arraché (23-22), est miraculée. Qualifiés pour les demi-finales du tournoi olympique, les hommes de Claude Onesta restent donc aptes à conserver la couronne acquise à Pékin il y a quatre ans. A la pause, c'était loin d'être gagné. Et puis, le Montpelliérain, qui a passé la phase de poule dans les tribunes, est entré en jeu...

"On a fait la combinaison qu'on avait annoncée. C'est Niko (Karabatic) qui devait prendre le tir. C'est ce qui s'est passé. Le tir a été raté mais le ballon m'est miraculeusement retombé dans les mains", admet sans forfanterie le héros du jour avant d'éclater de rire : "C'est en tout cas ma plus belle rentrée en pivot depuis que je fais du hand." Son plus beau souvenir aussi probablement. Car quand le 23e et dernier but tricolore a été marqué, à l'ultime seconde, les Bleus n'ont pas mis longtemps à savoir vers qui ils devaient, tous, se diriger pour célébrer la victoire. Le héros était tout trouvé. Une situation inimaginable il y a encore vingt-quatre heures. Sélectionné comme quinzième homme, donc premier remplaçant, Accambray n'aurait pu ne jamais entrer en jeu à Londres. Et puis Claude Onesta et son staff ont décidé de le faire entrer en scène, au détriment de Guillaume Joli, après le dernier match de groupe.

"Tu sais pourquoi tu es là"

Avant d'être appelé, le joueur a dû patienter. Longtemps. Jusqu'au quart de finale. "C'était compliqué à gérer, car il y avait de la frustration de ne pas jouer. J'avais une boule au ventre dès que je voyais mes potes entrer sur le terrain", reconnaît le Montpelliérain. Même s'il ne faisait pas partie de l'aventure initiale, l'arrière héraultais a eu le mérite de ne pas se considérer déjà en vacances : "J'ai essayé de positiver, je ne me suis pas éparpillé." Pour s'entretenir, il a continué de travailler avec le préparateur physique des Bleus, Alain Quintallet. Au cas où. "Je savais que si je devais rentrer à un moment donné, je serais un joueur sur qui on compte pour faire la différence. Je me devais d'être prêt. Il fallait que je me montre que je suis là, que je n'ai pas traîné en route".

Pour son plus grand bonheur, Claude Onesta a répondu à ses attentes. "A la mi-temps, je m'échauffais et il est venu me voir. Il m'a dit : 'Tu commences le match. Ne te pose pas de question. Tu sais pourquoi tu es là'." Accambray y est allé et a délivré son équipe, malmené par le gardien d'en face, Arpad Sterbik. Au bout, une victoire qui comptera à coup sûr et qui a donné encore plus d'appétit à ceux qui gagnaient tout avant ce malheureux Euro serbe. "Ça nous a apporté encore plus de confiance pour la suite. On y croyait déjà avant, mais après un match comme ça, on y croit encore plus. On est de plus en plus près du podium. On aimerait bien aller chercher l'or. Comme en 2008", espère-t-il. A Pékin, Accambray n'était pas là. Cette fois-ci, si le titre est de nouveau au bout de l'aventure, il veut être aux premières loges. On voit beaucoup mieux que des tribunes.

Eurosport - François-Xavier RALLET (à Londres)
 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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