Hommage Plus de 5.000 personnes étaient présentes aux obsèques de Jean Ferrat

Publié le 16 Mars 2010

NOUVELOBS.COM

Des milliers d'admirateurs et d'amis, personnalités et anonymes, ont rendus hommage au chanteur, décédé samedi à l'âge de 79 ans.

Jean Ferrat (AFP)

Jean Ferrat (AFP)

Plus de 5.000 personnes ont rendu mardi 16 mars hommage à Jean Ferrat en chantant en choeur "La Montagne", lors d'obsèques simples, sans messe, dans la commune ardéchoise d'Antraigues-sur-Volane.
Après l'arrivée du cercueil, entouré de la famille, peu après 14h30, le maire, Michel Pesenti, a lu à la foule, relativement âgée et rassemblée sur la place centrale sous le soleil, les dernières volontés du poète, qui voulait être enterré "aux côtés de son frère André" dans le petit jardin du cimetière municipal.
"Sans discours, sans manifestation, dans la plus stricte intimité", a-t-il poursuivi, citant Jean Ferrat, qui disait cependant ne pas être "contre l'idée que les gens du pays puissent venir (lui) dire au revoir une dernière fois".
Lors de la cérémonie retransmise en direct à la télévision, le frère de Ferrat, Pierre Tenenbaum, a souhaité parler de "l'homme" à qui des admirateurs du monde entier envoyaient des lettres adressées simplement à "Jean Ferrat, poète".
"Je suis certain, mon Jean, que ta voix résonnera encore dans la vie et dans les coeurs", a-t-il déclaré, ajoutant: "Je crois que tu résisteras à la terrible épreuve du temps".
Puis, au soleil, deux enfants de la famille ont lu, très émues, "Que serais-je sans toi" d'Aragon, que Jean Ferrat avait mis en musique, devant le chanteur Georges Moustaki, la camarade Marie-Georges Buffet, venue "saluer un ami", ou encore l'animateur Michel Drucker, arrivé en hélicoptère et le député européen (Europe Ecologie) José Bové.
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en déplacement en Arabie saoudite, s'était fait représenter par son directeur de cabinet.
Face au cercueil, déposé devant l'hôtel-restaurant "La Montagne" où des gerbes de fleurs s'étaient amoncelées depuis le matin, Francesca Solleville a ensuite chanté a cappella "Ma France" avant qu'Isabelle Aubret n'entonne "Que c'est beau la vie".

Hommage


Puis "La Montagne", écrite en hommage à ce paysage d'Ardèche que le poète aimait tant, a résonné sur la place du village, avant que le corps ne soit inhumé dans la plus stricte intimité.
Dans la foule anonyme, une septuagénaire venue de Paris, Alice Demeulenaere, se rappelle l'avoir vu chanter "dans sa jeunesse, quand il débutait dans les cabarets parisiens". "Je me rappelle encore des branchés de l'époque qui disaient 'ce gars-là ne percera jamais'", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Face à l'afflux de visiteurs, venus de la France entière, environ 160 gendarmes et policiers avaient été déployés et des navettes de bus avaient été mises en place, le village étant bouclé à la circulation pour l'événement.
Longtemps compagnon de route du Parti communiste, le poète, né Jean Tenenbaum à Vaucresson (Hauts-de-Seine) dans une famille juive originaire de Russie, est mort samedi à l'âge de 79 ans à hôpital d'Aubenas (Ardèche).
Auteur de plus de 200 chansons, Jean Ferrat faisait toujours partie des chanteurs les plus appréciés du public et la dernière compilation de ses succès, publiée fin octobre 2009, est certifiée disque de platine. La soirée d'hommage au poète a été suivie par plus de quatre millions de téléspectateurs.
Le président Nicolas Sarkozy avait salué samedi "une conception intransigeante de la chanson française qui s'éteint".


Sources Nouvelobs.com, avec AFP

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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