Ils s'envolent pour l'enfer

Publié le 16 Janvier 2010

HAÏTI. Trois jours après le séisme, Jean-Philippe Oustalet et 19 membres de son ONG embarquent, direction l'île

Jean-Philippe Oustalet est dans les starting-blocks, malle et sac d'opérations prêts. (photo B. lapègue)
Jean-Philippe Oustalet est dans les starting-blocks, malle et sac d'opérations prêts. (photo B. lapègue)

Mardi, à 22 h 53, heure de Paris, la terre tremble en Haïti (à 16 h 53 sur l'île). Une terrible secousse de magnitude 7 sème le désordre et la désolation, principalement à Port-au-Prince, la capitale. Il est minuit lorsque le téléphone portable de Jean-Philippe Oustalet vibre. Sur l'écran, un SMS de l'ONU informant de la catastrophe les responsables opérationnels des ONG (1) ayant reçu son agrément.

Jean-Philippe Oustalet est le président de Secouristes sans frontières, une ONG dont le siège est à Dijon, et qui compte des antennes dans plusieurs régions de France. Dont l'une est basée à Biarritz. « Quand j'ai lu que le séisme avait atteint une telle intensité, j'ai tout de suite compris que l'on pouvait monter une mission », confie ce responsable de la surveillance des plages à Biarritz l'été, et qui enseigne le secourisme dans les écoles biarrotes l'hiver.

Il poursuit : « Nous nous sommes tout de suite positionnés sur le site internet de l'ONU pour faire part de notre disponibilité et attendre son feu vert. »

Un feu vert obtenu hier en début d'après-midi après une réunion de crise organisée au ministère des Affaires étrangères. « Nous nous envolons demain matin (aujourd'hui) d'Orly en espérant arriver sur zone dans la nuit (heure française) », livre Jean-Philippe Oustalet. Sur place, les autorités haïtiennes se chargeront d'attribuer une zone à l'ONG.

Agir dans l'urgence

Au total, ils seront vingt bénévoles de Secouristes sans frontières, maîtres-chiens, médecins, infirmiers et secouristes, prenant sur leurs congés, à atterrir dans un enfer où les victimes se comptent en dizaines de milliers.

« Je connais un peu cette région du monde pour y avoir été en intervention, sur l'île de Grenade, en 2004, après le passage d'un cyclone », se rappelle Jean-Philippe Oustalet. « Haïti est un pays très pauvre, sans stabilité politique, et qui a déjà subi quatre cyclones l'année passée. À l'heure où nous parlons, des milliers de gens sont encore sous les décombres. Il n'est pas certain qu'ils soient toujours vivants quand nous arriverons sur place. Nous risquons de trouver essentiellement des cadavres. Mais notre principale motivation réside dans l'espoir de trouver de la vie dans cet immense KO. Sur la centaine de morts que nous allons "ramasser", une vie sauvée, ça n'a pas de prix. »

Partis avec leur propre matériel (casques, baudriers, radio, rations de nourriture, duvet...), les secouristes savent qu'ils vont devoir agir dans l'urgence. La force de l'habitude : « Nous allons utiliser du matériel d'écoute pour nous faufiler dans des poches d'air de bâtiments effondrés. Le risque zéro n'existe pas mais on n'y pense pas une fois sur zone. Notre mission est d'apporter du secours d'urgence, d'arriver les premiers pour tenter de sauver des vies ». .........

..........................lire la suite de l'article sur sudouest.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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