« Inacceptable », selon Val

Publié le 16 Janvier 2010

FRANCE INTER. Le débat s'envenime après les propos de Philippe Val sur l'« actionnaire qui n'est pas très bien traité » et la réaction, sous forme de chronique, de Stéphane Guillon
Les rapports restent tendus entre le patron d'Inter (photo) et son humoriste du matin, Stéphane Guillon. (photo afp.)
Les rapports restent tendus entre le patron d'Inter (photo) et son humoriste du matin, Stéphane Guillon. (photo afp.)

Il y avait bien eu ce malheureux débarquement de Frédéric Pommier, responsable de la revue de presse. Motif : il citait un peu trop « Siné Hebdo », la bête noire de Philippe Val, qui venait juste de quitter la direction de « Charlie Hebdo » pour prendre celle de France Inter.

Et puis, pendant six mois, le calme. L'orage tant craint dans la station ne tombait pas. Jusqu'à ces derniers jours, où Philippe Val s'est lâché. D'abord, en ne prévenant qu'au dernier moment les victimes de la modification des horaires de la tranche matinale : Patricia Martin, qui a perdu trente minutes d'antenne, et Simon Tivolle, dont la chronique quotidienne et décalée est passée à la trappe. Ensuite, en s'indignant devant les producteurs maison du fait que l'« actionnaire n'était pas bien traité » sur les antennes.

Chapeau de paille

La frange (racaille ?) de la rédaction, avec son esprit mal placé, a imaginé qu'il évoquait Nicolas Sarkozy. Que nenni, a affirmé Val, je parlais de l'auditeur. Évidemment, personne n'y a cru. Les mêmes journalistes en ont profité pour s'inquiéter de rumeurs annonçant le changement en septembre d'un tiers de la grille. Cela pourrait provoquer la disparition de deux émissions fétiches : « Esprit critique » (le matin) et « Et pourtant elle tourne » (en fin d'après-midi), et la nomination de Renaud Dély (directeur adjoint de la rédaction de « Marianne ») à la tête du service politique.

L'histoire aurait pu en rester là, n'était Stéphane Guillon qui, lundi dernier, de retour de vacances et coiffé d'un chapeau de paille, a axé sa chronique sur sa propre maison, raillant Jean-Luc Hees, le président de Radio France, pour son élévation au grade de chevalier de la Légion d'honneur et s'en prenant à Philippe Val pour sa sortie sur l'« actionnaire ».

Jean-Luc Hees a aussitôt fait savoir que cette chronique « ne dépassait pas les limites de l'humour ». À 500 mètres de là, dans son bureau de l'avenue du Général-Mangin, Philippe Val a réagi un peu différemment. Cette semaine, en recevant la société des journalistes qui venait lui demander qui était l'actionnaire mal traité et dénoncer ses méthodes « brutales », le directeur d'Inter s'est lâché. S'il a démenti les intentions que lui prête « radio couloirs », à l'exception de l'éventuelle venue de Renaud Dély à la tête du service politique, il a, rapporte la société des journalistes, fustigé Stéphane Guillon, jugeant « inacceptable » qu'il ait « privatisé l'antenne à deux jours de la première de son spectacle ».

Un statut d'intouchable ?

Un avertissement sans frais à l'égard de l'humoriste ? Toujours est-il qu'il a affirmé, toujours selon la société des journalistes, qu'il n'avait « pas envie de toucher à Guillon ».

Ce dernier obtient-il là un statut d'intouchable ? Philippe Val affirme volontiers qu'à « Charlie Hebdo » il pouvait, au terme d'engueulades homériques, laisser s'exprimer toutes les opinions. Toutes, mais jusqu'à un certain point, l'éjection du dessinateur Siné en est la preuve.      ..................................

 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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