Jean-Luc Mélenchon répond aux accusations d'antisémitisme

Publié le 24 Mars 2013

Politique

Jean-Luc Mélenchon répond aux accusations d'antisémitisme

Auteur Le Monde.fr  | 24.03.2013 à 13h38 • Mis à jour le 24.03.2013 à 14h18
Abonnez-vous
à partir de 1 €
  Réagir   Classer   Imprimer Envoyer

Partager google + linkedin


Dimanche, lors du meeting de clôture du 3e congrès du Parti de gauche à Bordeaux, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG), est revenu sur les accusation d'antisémitisme après ses propos sur Pierre Moscovici.

"APPRÉCIATION TOTALEMENT POLITIQUE"

"J'ignorais quelle était la religion de Pierre Moscovici et je n'ai pas l'intention d'en tenir compte dans l'avenir, pas davantage que dans le passé", a dit M. Mélenchon. "Mais si un jour parce qu'il est juif", Pierre Moscovici était menacé, "il nous trouverait tous, comme un seul corps, pour le défendre", a-t-il ajouté sous les applaudissement de la salle. "Il s'agissait d'une appréciation totalement politique et qui n'a rien à voir avec la personne de Moscovici qui est interchangeable avec bien d'autres (...) mais il faut bien appeler les gens par leur nom", a-t-il déclaré.

 "Le coup est une blessure", a commenté Jean-Luc Mélenchon au sujet de cette polémique. "La finance internationale a fait son cahier de brouillon en Grèce , elle en fait un deuxième à Chypre, c'est nous les suivants !", a-t-il lancé. "Et dire cela serait de l'antisémitisme. Plus aucune discussion n'est possible dans ces conditions", a jugé l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle dénonçant "le poison de la rumeur, le venin qui se répand", et un peu plus tôt, "l'infecte propagande du parti solférinien", c'est à dire le PS, dont le siège est rue de Solférino.

"DÉTESTATION DU PARTI SOCIALISTE"

Lors de l'émission Dimanche+ sur Canal+, Pierre Moscovici est revenu sur les propos de Jean-Luc Mélenchon. "Il faut faire attention à ce qu'on dit (...). M. Mélenchon, il est en train par détestation de la social-démocratie, par détestation du parti socialiste de franchir certaines bornes. Il y a des choses auxquelles on ne touche pas", a affirmé M. Moscovici , parlant du "respect" dû aux ministres. "Ce n'est pas un dérapage au sens où sa langue aurait fourché. C'est quelqu'un de très intelligent Jean-Luc Mélenchon. Il sait ce qu'il dit et il le fait exprès. C'est plus une dérive ou une surenchère", a-t-il dit.

"Chacun à son histoire. Moi j'ai la mienne. Je suis d'une famille où mes quatre grands-parents étaient étrangers. Mon père a été déporté. Et cette famille, elle a choisi la France. Je suis Français par tous mes pores. Je défends la France. Je ne raisonne pas finance internationale", a dit M. Moscovici.

ET CHYPRE ?

Pierre Moscovici, à quelques heures d'une réunion des ministres des finances de la zone euro, qu'il fallait mettre fin à l'"économie-casino" chypriote sans pour autant taxer les dépôts bancaires inférieures à 100 000 euros. Le ministre français de l'Economie, interrogé par Canal+, a rappelé qu'il fallait trouver 17 milliards d'euros pour sauver le système financier de Chypre de la faillite – 10 milliards de prêts du Mécanisme de stabilité européen (MES) et sept milliards de l'île elle-même. Il a qualifié de "profondément malsain" le système financier et bancaire chypriote "qui représente sept fois le PIB de l'île avec une rémunération des dépôts de 5 à 6 % (...) et 45 % des dépôts qui sont d'origine étrangère".

Abonnez-vous
à partir de 1 €
Réagir Classer Imprimer Envoyer

Partager google + linkedin

Front de gauche et extrême gauche

Vos réactions (86) Réagir

soussou 24/03/2013 - 20h57

Moi, quand j'entends "finance internationale", je pense aux financiers qui mettent des populations entières à la diète alors que les bonus ne cessent d'augmenter. Alors pas d'intimidation!

 

Orlane Grunevald 24/03/2013 - 20h57

Pour ma part, Mélenchon, c'est à lui que j'attribue sa façon de qualifier Moscovici. Ce qu'il y a d'étonnant avec ce personnage outrancier s'est qu'il s'octroit la capacité à insulter de plus en plus vulgairement les autres, et notamment les socialistes, et qu'il s'insurge quand on lui répond vivement. En fait, je m'interroge, il y-a-t-il une réelle différence entre Mélenchon et Jean-Marie Le Pen ? Je ne le pense pas, ils sont tous les deux populistes et assez ignobles dans leur expression.

 

soussou 24/03/2013 - 20h50

Moi, quand j'entends "finance internationale", je pense aux financiers qui mettent des populations entières à la diète alors que les bonus ne cessent d'augmenter. Alors pas d'intimidation!

 

M F 24/03/2013 - 20h20

Cher Jean-Claude D. "si les mots ont un sens", vous reconnaissez votre phrase fétiche. Ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'il y a le fond et la forme, l'information et la relation. Mélenchon pouvait critiquer Mosco d'une autre manière qu'il n'a fait. Reconnaissez que son expression est pour le moins suspecte. A qui s'adressait-il ? De qui voulait-il se faire applaudir ?

 

Jean Louis DELAGE 24/03/2013 - 19h30

Jusqu’à présent je trouvais comme principale qualité à Mélenchon celle de fédérer une partie des aboyeurs et d'éviter qu'ils aillent grossir les rangs de la marine. Mais plus va, plus je me pose des questions!

 

Jean-Claude DEMARI 24/03/2013 - 20h26

@JLD. Insupportable mépris de votre métaphore : "les aboyeurs"... Ce mépris se retourne forcément contre votre crédibilité, heureusement. Ouah ! Ouah ! Ouah !

 

Rédigé par

Publié dans #citoyens d'europe

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article