L'opposition à la LGV tisse un réseau européen cohérent

Publié le 28 Janvier 2010

Semaine du 25/01/2010  - Économie/Social
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L'opposition à la LGV tisse un réseau européen cohérent

Des milliers de personnes manifestent contre la LGV à Hendaye

13.000 personnes selon la police, 15.000 selon les organisateurs, ont manifesté samedi entre Hendaye et Irun pour protester contre le projet de construction d'une Ligne grande vitesse et demander aux gouvernements français et espagnols « l'arrêt immédiat des travaux et projets de LGV ». Une manifestation transfrontalière qui prend une dimension internationale en faisant la jonction entre des opposants de France, d’Espagne et d’Italie. Dans cette foulée, les organisateurs souhaitent « entamer un véritable débat public uniforme à niveau européen sur le modèle de transport, d'aménagement du territoire et de société sous-jacent à ce développement effréné ».

Ils soutiennent PBI


Alors que le projet de la ligne Paris Madrid semble manquer de cohérence entre les deux États français et espagnols, les populations concernées semblent en revanche avoir trouvé de nombreuses analogies dans leurs luttes, à commencer par « la justification officielle » de ces LGV, qui, selon les opposants, « se fait systématiquement sur des hypothèses de trafics et de rentabilités fausses.

Au lendemain de l’annonce d’un premier tracé, le 11 janvier dernier, entre Bordeaux et Biriatou, la manifestation a donc rassemblé encore plus de monde que le 17 octobre à Bayonne, avec également la présence de nombreux collectifs ou associations des landes ou de Gironde. Une véritable plateforme qui couvre « pour l’instant » trois pays, et a publié une déclaration commune, donnant naissance à un mouvement qui ambitionne d'interpeller la commission Européenne et le parlement Européen « pour l'ouverture d'une réflexion sur l'absurdité et la non-nécessité des grandes infrastructures et une révision profonde de la stratégie de l'UE relative aux transports européens ».

Jour historique
Au cours d'une conférence de presse donnée avant la manifestation, le représentant du collectif italien No TAV, Paolo Prieto, a indiqué que ce texte commun, adopté par un « groupe de travail international », marquait « un jour historique ». Les signataires ont baptisé ce texte « la charte d'Hendaye », estimant vouloir défendre « une vision différente de la société » a indiqué Paolo Prieto.

L’un des principaux organisateur de la manifestation, Victor Pachon, membre du Collectif des associations de défense de l'environnement (CADE) au Pays Basque, a indiqué qu'il n'y avait « aucune logique et aucune cohérence » entre la France et l'Espagne pour ce projet de LGV, comme l’expliquait Pays Basque Info dans sa précédente édition. Au contraire, il a estimé que « la seule coordination internationale est constituée par ces associations et mouvements qui luttent contre la construction de lignes nouvelles et dont les problématiques sont partout les mêmes » a-t-il déclaré.

Dans la durée
Victor Pachon a indiqué que cette dynamique contre le projet de LGV s’inscrivait « dans la durée » et que si les promoteurs de la Ligne grande vitesse « voulaient mettre le feu, nous sommes prêts ». Il a cependant ajouté : « Mais nous devons nous attaquer à des lieux communs, notamment l'idée que la LGV est synonyme de progrès ».

Au cours de la manifestation, qui a fait un aller-retour d’Hendaye à Irun, une centaine d'élus français étaient regroupés derrière une banderole indiquant en français et en basque « LGV : Non à une ligne nouvelle au Pays Basque ». Parmi ces élus, dont une trentaine de maires basques concernés par le tracé de la LGV, figurait le député maire écologiste de Bègles, Noël Mamère, ansi que Marie Bové et Monique de Marco, têtes de liste du parti Europe Ecologie pour les élections régionales d'avril en France.

A la faveur des élections Régionales de mars, les opposants souhaitent « prendre position » en prônant le « 0 voix aux locomotives de ce projet ». Si des candidats soutiennent la LGV, il faut qu’ils disent clairement qu’ils le font contre la population » a précisé Victor Pachon. Le CADE organisera un référendum symbolique sur la LGV à l'occasion des élections Régionales, dans les communes de Biriatou, Urrugne, Ascain, Saint-Pée, Arbonne, Ahetze, Saint-Martin de Seignanx, Bassussarry et Arcangues.

Les opposants à la Ligne LGV demandent « l'entretien et l'optimisation des voix existantes » plutôt que la création de nouvelles lignes ainsi que la nomination d’un médiateur « comme en région Paca ».  .........

 

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Source  paysbasqueinfo.com/fr/

 


Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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