Le comité de pilotage a défini les fuseaux de 1.000 mètres [ + CARTE]

Publié le 12 Janvier 2010

LGV. Le comité de pilotage a défini ce matin les fuseaux de 1.000 mètres à l'intérieur desquels prendra place le tracé final

Les opposants à la LGV s'étaient exprimés à travers une chaîne humaine en décembre dernier (photo Patrick Bernière)


DOCUMENT : téléchargez la carte des tracés retenus

 

Le Comité de pilotage du Grand projet sud ouest (GPSO) a dévoilé tout à l'heure les fuseaux d'environ 1 kilomètre de large qui partent de Bordeaux vers le sud.

Un tronc commun va jusqu'à Captieux dans les Landes, puis les lignes se séparent. L'une part vers le pays basque espagnol en passant par Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne. L'autre s'éloigne vers l'est en passant par Agen, Montauban, jusqu'à Toulouse.

Le comité a également choisi plusieurs options, comme la création d'une nouvelle gare TGV au sud d'Agen. Elle sera reliée par une voie TER à la gare actuelle au nord de la ville. Une gare nouvelle sera aussi réalisée à Mont-de-Marsan. Quant à Dax et Bayonne, il s'agira d'agrandissement et de modernisation des gares actuelles.

Après le choix de ce fuseau de 1000 mètres, une année de concertation doit permettre d'arriver à un fuseau de 500 mètres d'ici un an. La ligne doit ouvrir en 2020.

Les secteurs qui posent problème sont aujourd'hui ceux du sud de Bordeaux dans les vignobles des Graves, plus au sud vers Captieux, quelques communes du Lot-et-Garonne, et surtout le Pays basque où 60% de la ligne devrait être enterrée en raison des protestations des élus locaux.  

- Pays Basque :

Le président du Conseil Régional Alain Rousset est sorti quelques minutes avant midi du comité de pilotage pour annoncer que dans le Pays Basque, le tracé ouest de la LGV était retenu pour poursuivre les études.

Il s'agit bien du tracé passant par Urrugne qui traversera donc les communes de Bassussary et Arcangues, puis les communes de Saint-Jean de Luz et Ciboure. La Rhune est ainsi préservée.

Le maire d'Urrugne Odile de Coral présentait ce soir ses voeux à l'ensemble des forces vives de la commune. Des voeux teintés d'amertume avec la nouvelle de la décision du Comité de pilotage: "Encore une fois, nous apprenons l’information par la presse, c’est consternant. J’avais appelé le préfet et le sous-préfet qui n’étaient pas au courant. Il n’y a pas eu de réunion avant, avec les élus. J’estime que l’on est mal traités autant par RFF que par l’Etat. Nous avons envoyé un courrier fin décembre à François Fillon pour demander un moratoire dans les études et la nomination d’un médiateur. Pour qu’enfin, un dialogue soit instauré. On va continuer à se battre pour Urrugne et les Urrugnars."

- Landes :

Le fuseau des 1000 mètres pour la future ligne à grande vitesse (LGV) était visible sur internet depuis le 8 janvier mais n'a été officialisé qu'en début d'après-midi après réunion du comité de pilotage coordonné par le préfet de région, Dominique Schmitt.

Pas de surprise notable dans les Landes comme vous pourrez le découvrir dans notre édition de demain. Au Nord de Mont-de-Marsan, zone qui présentait le plus d'incertitudes, c'est un mix des trois tracés initiaux qui est finalement proposé. Une trentaine de communes sont concernées de près par le tracé.

Du Nord au sud: Maillas, Bourriot-Bergonce, Retjons, Arue, Roquefort, Pouydesseaux, Lucbardez, Saint-Avit, Uchacq-et-Parentis, Campet-Lamolère, Saint-Martin d'Oney, Ousse-Suzan, Saint-Yaguen, Beylongue, Carcen-Ponson, Lesgor, Bégaar, Pontonx-sur-l'Adour, Gourbera, saint-Vincent-de-Paul, Saint-Paul-lès-Dax, Mées, Rivière-Saas-et-Gourby, Saint-Geours de Maremne, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Bénesse-Maremne, Labenne, Ondres et Saint-Martin-de-Seignanx.

Dax et Mont-de-Marsan auront une gare mais une halte ferroviaire pour des connexions avec les TER à grande vitesse est prévue sur la côte, à Saint-Geours de Maremne. Une autre est envisagée du côté de Tartas. La seule incertitude reste aujourd'hui le tracé vers le Béarn. Il devrait être connu au mois de juin.

- Lot-et-Garonne :

Le comité a retenu pour le Lot-et-Garonne le tracé sud. Autrement dit, la LGV passera par les Landes de Gascogne (Saint-Martin-de-Curton, Pindères, Pompogne, Fargues-sur-Ourbise), l'Albret (Xaintrailles, Vianne, Feugarolles) pour se prolonger sur l'Agenais (Bruch, Montesquieu, Sérignac, Sainte-Colombe-en-Brulhois, Roquefort, Estillac, Sauveterre-Saint-Denis, Saint-Nicolas-de-La-Balerme et Caudecoste).

Un tracé qui, à l'état de proposition, avait déjà soulevé la désapprobation de deux associations, l'une constituée par les 24 communes de la Communauté des communes des Coteaux et Landes de Gascogne et l'autre, l'association Très Grande Vigilance en Albret. Celles-ci ne vont pas manquer de réagir et de continuer à se faire entendre.

Parallèlement, le comité de pilotage a arrêté le choix de la gare LGV en une gare nouvelle qui verra le jour, rive gauche probablement du côté de Sainte-Colombe-en-Brulhois, Roquefort. Rappelons que Layrac avait été éliminée de par le fait que la commune est située en zone inondable.

La gare actuelle d'Agen accueillera quant à elle les TER avec une liaison avec la gare LGV financée par réseau Ferré de France. Une gare LGV en rive gauche devrait satisfaire également le Gers.

Restera néanmoins aux collectivités territoriales de l'Agenais à trouver les financements à savoir 100 millions d'euros pour la réalisation des infrastructures routières nécessaires à cette nouvelle organisation à deux gares.  .......................

 

...............................lire la suite sur sudouest.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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