Le Fonds monétaire international au secours de la zone euro

Publié le 21 Mars 2010

finances publiques vendredi19 mars 2010

Le Fonds monétaire international au secours de la zone euro

Le siège du FMI. (DR)

Le siège du FMI. (DR)

Après l’Allemagne, plusieurs pays approuvent une intervention du Fonds monétaire international pour résoudre la crise grecque. L’institution prêterait à un taux de 3,25% alors que le marché lui réclame plus de 6%

«Si la réponse est négative, nous irons frapper à la porte du Fonds monétaire international (FMI), a réitéré vendredi à Athènes le premier ministre grec Georges Papandréou. Nous ne sommes qu’à un pas avant la faillite et de ne plus pouvoir emprunter sur les marchés des capitaux.» Son cri de détresse est intervenu à une semaine du sommet des chefs d’Etat européens qui se réunissent les 25 et 26 mars à Bruxelles. La Grèce est en quête de 20 milliards d’euros pour refinancer sa dette pour les seuls mois d’avril et de mai.

Les conservateurs estiment qu’avec une Europe encore divisée sur une aide à la Grèce, une intervention du FMI apparaît de plus en plus probable. Après l’Allemagne qui a confirmé vendredi qu’une telle solution serait envisageable, six autres pays européens – Pays-Bas, Finlande, Suède, Royaume-Uni, Italie et l’Autriche – se sont aussi prononcés en faveur d’un tel dispositif. «Nous sommes partisans de suivre la route du FMI, même si elle ne suffit pas et qu’une solution parallèle doit émerger de la région européenne», a déclaré le ministre des Finances néerlandais Jan Kees de Jager.

La Commission européenne est allée dans la même direction. Hier, son président José Manuel Barroso n’a pas écarté l’idée d’une intervention du FMI, ajoutant que l’important n’est pas le «prestige», mais «l’efficacité». Cette question d’honneur a été au centre des discussions sur la crise grecque depuis décembre et c’est de là qu’est partie l’idée de créer un Fonds monétaire européen qui remplirait les mêmes fonctions que le FMI, mais dont les interventions seraient limitées aux économies européennes. La semaine dernière, même si ce projet divisait encore, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn s’était dit prêt à le présenter et le concrétiser.

Toutefois, le souffle est retombé en début de semaine lorsque les ministres des Finances de l’Ecofin et de l’Eurogroupe ne sont parvenus à aucune décision par rapport à la Grèce. Cet échec a poussé Georges Papandréou de défier les chefs d’Etat européens; il attend d’eux qu’ils assument leurs responsabilités la semaine prochaine.

 



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Source letemps.ch

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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