Le froid et la neige perturbent la distribution et l'industrie

Publié le 11 Janvier 2010

Auteur E. B.
Le secteur du transport est le premier touché par la neige, mais il n'est pas le seul. (AFP)
Le secteur du transport est le premier touché par la neige, mais il n'est pas le seul. (AFP)

Manque de sel, légumes coincés dans la terre gelée, interruption de chantiers : les conséquences économiques de la météo sont nombreuses.

La neige et le verglas bloquent les routes et des pans entiers de l'économie française. Livraisons retardées dans des magasins, productions industrielles décalées, produits agricoles gelés, chantiers bloqués, aucun secteur n'est épargné. Le manque de sel dans certaines régions risque d'aggraver la situation.

• Transports

«Nous sommes en rupture de stock de sel en Bretagne. Il nous faut entre 4.000 et 5.000 tonnes», a indiqué hier matin la préfecture des Côtes-d'Armor. Un cargo a livré hier 400 centaines de tonnes de sel à Saint-Malo. Les sociétés d'autoroute affirment disposer de suffisamment de stocks de sel, mais ne sont pas certaines de pouvoir l'ache­miner.

Les poids lourds - y compris ceux qui transportent du sel - doivent obtenir jusqu'à trois autorisations préfectorales pour circuler dans les zones enneigées. De son côté, Eurostar a limité samedi la circulation de ses trains. Les principaux aéroports sont restés ouverts, mais le trafic aérien reste perturbé, avec des retards et des annulations.

• Agriculture

L'agriculture est doublement touchée par la météo. La vague de froid perturbe la production. Les poireaux, pris dans la terre gelée, sont difficiles à arracher, les salades, même sous serre, sont inexploitables. Petite consolation pour les maraîchers : les prix des fruits et légumes sont orientés à la hausse.

Les producteurs de lait sont eux aussi victimes du mauvais temps, la collecte du lait est rendue impossible, notamment en Bretagne. Les routes sont bloquées par des congères. Des producteurs sont contraints de déverser leur lait.

• Bâtiment

«Lorsque les températures sont proches de zéro, il est quasiment impossible de couler un béton “classique”», explique un expert. Traditionnellement, les chantiers sont interrompus lorsque les températures deviennent négatives.

Cette donnée est prise en compte lors de l'établissement des plannings. Mais cette année, la durée de l'épisode risque de dépasser les estimations.

• Distribution

Les livraisons ne sont plus assurées, notamment en Bretagne. Pour le moment, aucune pénurie n'est redoutée, mais les difficultés d'approvisionnement commencent à se faire sentir dans les rayons.

Heureusement les consommateurs sont peu enclins à courir les magasins, en dépit des soldes. La baisse de fréquentation atteint 60% selon le responsable d'un Carrefour de la région toulousaine.

En revanche, au Printemps Haussmann à Paris, il s'est vendu une doudoune toutes les 7 secondes !

• Industrie

Les usines de PSA Peugeot Citroën, de Sochaux et Mulhouse ont arrêté leur production la nuit de vendredi à samedi, faute d'avoir été livrées en pièces détachées. Les camions des fournisseurs n'ont pas pu circuler. Cela représente un manque à produire d'environ 2.000 voitures.

 

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Sourcelefigaro.fr

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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