Le négociant en autos a été tué par balles

Publié le 18 Mars 2010

COLAYRAC-SAINT-CIRQ. Le corps exhumé lundi est bien celui de Thierry Franchetto, introuvable depuis le 5 mars. Un vendeur de voitures d'occasion a été placé en garde à vue

Hier après-midi, les gendarmes veillaient encore à l'entrée du vieux poulailler, où le négociant en automobiles de Laroque-Timbaut a été exhumé. (photo arnaud dejeans)
Hier après-midi, les gendarmes veillaient encore à l'entrée du vieux poulailler, où le négociant en automobiles de Laroque-Timbaut a été exhumé. (photo arnaud dejeans)

On ne passe pas le portail. Hier, à Colayrac-Saint-Cirq, le garage de voitures d'occasion était bouclé. Le temps de la perquisition, les gendarmes ont pris soin de garer en retrait leurs véhicules et la fourgonnette de l'identité criminelle. À 17 heures, c'est tout juste si les automobilistes qui défilent au ralenti sur la D 813 remarquent leurs allées et venues.

Dans le reflet de la baie vitrée, ils sont bien là, affairés au bureau, retournant un cadre accroché au mur, consultant l'ordinateur. Dès hier, l'unique vendeur du garage a été placé en garde à vue. Il serait l'un des derniers à avoir croisé Thierry Franchetto, disparu depuis le vendredi 5 mars. Trois kilomètres plus loin, à flanc de coteau, c'est bien le corps du négociant en automobiles de Laroque-Timbaut qui a été exhumé, lundi après-midi.

Enquête « pour meurtre »

Les gendarmes l'ont annoncé en début de matinée à la compagne de la victime, avant même les résultats de l'autopsie pratiquée au service médico-légal de l'hôpital d'Agen. Thierry Franchetto, 44 ans, laisse trois enfants, âgés de 10, 12 et 19 ans. C'est à l'entrée d'un vieux poulailler, en contrebas d'un chemin menant à un corps de ferme que le négociant en automobiles a été découvert, enterré à deux mètres de profondeur. Un jardinier de la propriétaire s'était étonné de trouver la terre fraîchement remuée à cet endroit. De crainte d'y trouver des déchets dont on se serait débarrassé à moindres frais, l'entourage de la propriétaire s'était décidé à alerter la gendarmerie.

Selon l'autopsie, Thierry Franchetto a reçu plusieurs balles. Aussi, le parquet d'Agen a-t-il ouvert, hier, une information judiciaire « pour meurtre », confirmant qu'il était mort « par arme à feu ». « C'est bien le corps de M. Franchetto. Il n'y a pas d'autres déclarations à faire », commentait, hier soir, Pierre Nalbert, procureur de la République d'Agen. Le 5 mars, le négociant s'en était allé pour l'après-midi.

Le portable n'émettait plus

Au volant de son utilitaire Fiat Scudo, il devait honorer deux rendez-vous professionnels, dont un à Colayrac-Saint-Cirq, avait-il précisé à sa compagne. Celle-ci s'était vite inquiétée de ne pas avoir de nouvelles. Ses appels étaient restés vains. Quelques heures plus tard, le téléphone portable de son mari cessait d'émettre au centre du département. ...

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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