Les désaccords se mulitiplient a l'UMP

Publié le 2 Novembre 2009

PROJET DE LOI DE FINANCES 2010

Haro des sénateurs sur la réforme de la taxe professionnelle, bisbilles autour de la réduction des avantages fiscaux pour les sportifs de haut niveau… Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'examen du projet de loi de finances 2010, qui doit être présenté au Sénat, sème la division dans la majorité.

Eric Woerth et Rama Yade.(Sipa)

Eric Woerth et Rama Yade.(Sipa)

Jean-Pierre Raffarin a beau assurer qu'il "n'y a pas de pataquès", c'est un vent de fronde qui souffle dans la majorité après l'adoption de la première partie du projet de loi de finances 2010 et qui doit être présenté au Sénat fin novembre. Déjà, des discussions marathon ont été marquées par un bras de fer entre la majorité UMP et le gouvernement sur la taxe professionnelle. L'exécutif est maintenant confronté à la fronde de sénateurs de la majorité, menée par Jean-Pierre Raffarin, pour obtenir qu'il renonce à sa réforme en l'état. Dans une tribuneJournal du Dimanche et cosignée par 23 autres sénateurs, Jean-Pierre Raffarin a dit son opposition à la suppression de la taxe professionnelle telle qu'envisagée par le gouvernement. Interrogé sur Europe 1, le sénateur de la Vienne a expliqué qu'il s'agissait "de parler au gouvernement". "On ne remet pas en cause le soutien à Nicolas Sarkozy, évidemment. Mais sur ce sujet, il faut clairement discuter avec le gouvernement. Il faut assumer un certain courage politique. Sur ce sujet, je veux qu'on aille au bout de la discussion avec le gouvernement au Parlement", a-t-il affirmé. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a tenté de minimiser les réserves sur la taxe professionnelle

parue dimanche 1er novembre dans le

La fiscalité des sportifs en débat


Autre sujet de discorde, la suppression de l'avantage fiscal dont bénéficiaient les sportifs professionnels. Le ministre du Budget a exclu lundi que le gouvernement revienne sur la suppression de l'avantage fiscal dont bénéficiaient les sportifs professionnels au titre du droit à l'image. Saluant la position "courageuse" de Roselyne Bachelot qui avait demandé la suppression de cet avantage, le ministre du Budget a critiqué sur RTL la position de la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade, se demandant si elle connaissait ce sujet "autant qu'elle devrait le connaître". "Lorsqu'il y a publiquement un désaccord entre un secrétaire d'Etat et un ministre, c'est le ministre qui a raison", a-t-il tranché.


Morano contre Yade


Nadine Morano, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, a elle aussi taclé Rama Yade, en lui rappelant qu'en cas de désaccord au sein du gouvernement, "on se tait, ou on s'en va". "Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : 'ou on ferme sa gueule, ou on démissionne', vous connaissez l'adage", a-t-elle déclaré sur Canal +, en allusion à la formule popularisée par l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC.

Woerth contre Bertrand


Interrogé pour savoir si le gouvernement allait revenir, lors du vote au Sénat, ainsi que l'avait souhaité le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, sur la suppression de cet avantage, Eric Woerth a répondu très clairement : "Non, bien sûr que non". "Le ministère des Sports considérait que cette exonération de charges sociales n'était pas efficace, n'atteignait pas les objectifs, qui étaient (...) au départ d'accroître la compétitivité des clubs", a justifié Eric Woerth, rappelant que la Cour des Comptes réclame depuis la suppression de cette "niche" fiscale.

Copé à la rescousse de Woerth


Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a exprimé son agacement vis-à-vis du chef du parti, Xavier Bertrand, refusant qu'on "prenne les députés en otages".
Après le vote à l'Assemblée jeudi d'un amendement supprimant des avantages fiscaux pour les sportifs de niveau, Jean-François Copé n'a pas admis que le patron de l'UMP, en désaccord, réclame un réexamen du texte au Sénat. "Ce que j'ai mal vécu et que je ne laisserai pas faire, c'est qu'on prenne nos députés en otage", a déclaré le patron des députés UMP, en rappelant que l'amendement avait été "voté avec une très large majorité dans un contexte d'avis favorable du gouvernement".
Il a aussi regretté le désaccord "un peu tardif" exprimé par la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade tout en continuant de critiquer Xavier Bertrand, "le secrétaire général de l'UMP qui nous dit aussi qu'il est contre et qu'il espère que les sénateurs vont corriger la copie des députés".

Rivalité au sommet


"Là, il faut que tout le monde soit en ligne parce que sinon moi je ne comprends plus rien à rien", a ajouté Jean-François Copé, considéré comme le grand rival de Xavier Bertrand au sein du parti.
Le secrétaire général de l'UMP avait désapprouvé vendredi l'amendement supprimant des avantages fiscaux aux sportifs. "Je souhaite qu'au Sénat, on puisse revenir sur cet amendement et qu'au gouvernement, on fasse part de son accord pour qu'on revienne sur cet amendement", avait souligné Xavier Bertrand.


Source Nouvelobs.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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