Londres 2012 : le top 5 des bourdes

Publié le 8 Août 2012

Londres 2012 : le top 5 des bourdes

08/08/2012 - 14:10

Londres 2012 : le top 5 des bourdes

Depuis le début des JO, Londres a affiché quelques ratés mémorables. En voici le top 5.

1. LE MAUVAIS DRAPEAU COREEN

On a frôlé l'incident diplomatique avant même la cérémonie d'ouverture. Lors du premier tour du tournoi féminin, entre la Colombie et la Corée du Nord, les joueuses asiatiques ont, dans un premier temps, refusé de jouer. La raison ? Le drapeau affiché sur les écrans géant du stade, à côté des photos des joueuses, était le drapeau... du voisin sud-coréen. Une énorme bourde : les deux pays sont officiellement en guerre depuis 1953. Pour l'anecdote, la Corée du Nord s'est imposée. Et le LOCOG, le comité d'organisation, a présenté ses plus plates excuses, tout en précisant que "des mesures (allaient) être prises pour que cela ne se reproduise plus."

2. DES BIOGRAPHIES UKRAINIENNES INCORRECTES

Là-aussi, sujet sensible. Certains athlètes ukrainiens ont eu la (désagréable) surprise de voir sur leurs fiches biographiques proposées par le site officiel des Jeux qu'ils étaient nés... en Russie et qu'ils disputaient les JO sous pavillon russe. Contrairement aux deux Corée, les deux pays ne sont pas en guerre, mais depuis la dissolution de l'URSS en 1991, on ne peut pas dire que leur relation soit vraiment fraternelle. Depuis de nombreuses années, l'Ukraine tente de faire reconnaitre son statut d'Etat indépendant. A ce jour, les erreurs n'ont toujours pas été corrigées par le LOCOG sur le site officiel.

3. LA POLICE PERD LES CLEFS DE WEMBLEY

On peut être policier et être tête en l'air. Rien d'incompatible. Ceux qui étaient chargés de la surveillance du stade de Wembley, qui accueillent des matches de football durant les JO, se sont récemment illustrés après avoir... perdu les clefs du site lors d'une visite de sécurité avant le début des épreuves. Une enquête a été immédiatement ouverte et Scotland Yard a été chargé de la mener, même si les organisateurs ont voulu rassurer rapidement en expliquant que la sécurité du site n'avait à aucun moment été remise en question : "C'étaient les clés (de portes) intérieures qui ont disparu". Les serrures ont été changées depuis.

4. IL NE FALLAIT PAS L'ENERVER

Une tristesse infinie. Une escrimeuse sud-coréenne a vécu le pire moment de sa carrière en demi-finale de l'épée au début des Jeux. Opposée à l'Allemande Britta Heidemann, Shin A Lam a été battue lors de l'assaut final. Une dernière touche qui n'était pas règlementaire selon elle, car réalisée après la fin du temps réglementaire. Le camp coréen s'est alors empressé de poser une réclamation. En attendant de savoir si celle-ci avait abouti, la Coréenne, en larmes, a refusé de s'en aller, retardant la finale à suivre. Et s'est assise en bord de piste, recevant un émouvant soutien du public venu assister à la compétition. Les organisateurs se sont succédé pour tenter de la raisonner. En vain.

5. BOLT ET LES "RULES"

Dimanche soir, Usain Bolt a conservé son titre olympique sur 100m. Avec brio. Lors de la conférence de presse qui a suivi, il a été question de cela, en grande partie. Mais le Jamaïcain en a aussi profité pour afficher son mécontentement en revenant sur quelques points de règlement de l'organisation. "Il y a beaucoup de règles bizarres, stupides, qui n'ont pas le moindre sens", a commenté Bolt. "Par exemple j’ai essayé de porter ma cravate dans le parc olympique. Ils ont dit non. J’ai demandé : 'pourquoi' ? ‘Parce que ce sont les règles’. Ensuite, j’ai voulu apporter ma corde à sauter dans mon sac et ils ont dit non. Pourquoi ? Parce que c’est dans le règlement". Ce n'est pas fini. Arrivé sur la piste, juste avant la finale, les organisateurs lui ont ordonné de se plier à une nouvelle règle : "Le gars me disait de mettre ma main comme ça sur la ligne. A moi (il éclate de rire) ! N'importe quoi...".

François-Xavier RALLET, envoyé spécial

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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