Mauzac (24) : L'évadé toujours en fuite [+PHOTO de l'évadé]

Publié le 27 Décembre 2009

DORDOGNE. Bernard Estrampes, 62 ans, s'est fait la belle le jour de Noël, en escaladant la clôture d'enceinte. Le dispositif de recherches a été levé. Un appel à témoins a été lancé

Le centre de détention de Mauzac, à une trentaine de kilomètres à l'est de Bergerac, d'où s'est échappé Bernard Estrampes. (Photo Jean-Jacques Saubi)
Le centre de détention de Mauzac, à une trentaine de kilomètres à l'est de Bergerac, d'où s'est échappé Bernard Estrampes. (Photo Jean-Jacques Saubi)
Bernard Estrampes
Bernard Estrampes

11h30 : Le dispositif de recherches mis en place vendredi après la fuite à pied d'un détenu de 62 ans du centre de détention de Mauzac (Dordogne) a été levé et les enquêteurs comptent désormais sur l'appel à témoins lancé hier.

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Bernard Estrampes marchait des après-midi entières dans l'enceinte du centre de détention de Mauzac. Ce retraité svelte de petit gabarit, décrit comme calme et stable, parlait peu. Préparait-il déjà cette évasion qui a bluffé tout le monde, le jour de Noël ? À 62 ans, il a franchi une première clôture intermédiaire puis a escaladé l'enceinte surplombée de concertina, ces barbelés utilisés pour la protection des sites sensibles, hérissés de lamelles coupantes. Puis il a sauté de 3,50 m de haut dans la nature. Il était entre 8 et 9 heures.

C'est au comptage de la mi-journée que le personnel du centre de détention s'est rendu compte qu'il manquait à l'appel. À Mauzac, une fois sortis de leurs cellules le matin, les détenus circulent librement dans l'enceinte du centre pour vaquer à différentes activités. Beaucoup exécutent de longues peines souvent liées à des affaires de moeurs.

La lettre

Ce qui n'était pas le cas du sexagénaire. Lui avait été condamné en 2008 par la cour d'assises du Gers à douze ans de réclusion criminelle pour une tentative de meurtre contre son fils. Un drame qui s'était noué à Riscle en septembre 2006, dans un contexte familial très lourd. Bernard Estrampes avait demandé la révision de son procès. Le 19 décembre la Cour de cassation lui a écrit pour lui opposer un refus. Cette lettre a-t-elle tout déclenché ?

Bernard Estrampes se trouvait dans le vieux bâtiment. Celui qui est réservé à de courtes peines et d'où l'on craint moins les évasions. La personnalité de ce retraité plutôt taiseux ne le situait sans doute pas dans les détenus à risques. Mais selon Denis Coq, du syndicat Ufap de l'administration pénitentiaire, l'homme avait dû prévoir son coup. Pour lui il n'y a pas eu défaillance des personnels « mais le détenu a su profiter des travaux en cours et de matériaux laissés sur le site qui ont facilité sa cavale ».

Lorsqu'on ne l'a pas trouvé vendredi matin, « on a pensé à un malaise lié à son âge, ou à un moment difficile, comme souvent aux fêtes de Noël », explique Gilles Fonrouge, substitut du procureur Bergerac. Et puis il a bien fallu imaginer l'hypothèse de l'évasion, confirmée par le visionnage des bandes vidéo.


Appel à témoins   ...................

 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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