Mise en examen de Sarkozy : Copé solidaire des propos de Guaino

Publié le 24 Mars 2013

Mise en examen de Sarkozy : Copé solidaire des propos de Guaino

Auteur Le Monde.fr  | 24.03.2013 à 11h40 • Mis à jour le 24.03.2013 à 14h04

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"S'il advenait qu'Henri Guaino fasse l'objet d'une procédure pour ce qu'il a dit, je serais solidaire de lui", a déclaré M. Copé, invité du Grand rendez vous Europe 1-Itélé-"Le Parisien".

Jean-François Copé, le président de l'UMP, ne trouve rien à redire aux propos d'Henri Guaino contre le juge Gentil, qu'il a accusé d'avoir "déshonoré la justice" après la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.

"S'il advenait qu'Henri Guaino fasse l'objet d'une procédure pour ce qu'il a dit, je serais solidaire de lui", a déclaré M. Copé, invité du Grand rendez vous Europe 1-iTélé-Le Parisien.

L'avocat du juge d'instruction Jean-Michel Gentil a annoncé samedi l'intention de ce dernier de porter plainte contre M. Guaino, député UMP et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, en raison de ces propos.

"Pour ce qui me concerne, je n'ai pas tenu les propos d'Henri Guaino mais je peux vous dire qu'en tant que président de l'UMP, je suis solidaire de sa liberté d'expression", a dit Jean-François Copé, qui a fait allusion à la tribune cosignée par le juge Gentil en juin 2012 sur les insuffisances de la lutte anti-corruption sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

"Je considère qu'à partir du moment où des magistrats s'expriment dans une tribune dans la presse, c'est d'ailleurs leur droit, ils ne peuvent pas dans le même temps interdire à des responsables politiques de s'exprimer à leur tour", a-t-il lancé.

"On peut les uns et les autres s'interroger sur le contenu d'une tribune de magistrats qui mettent en cause la politique menée par un chef de l'Etat d'un point de vue judiciaire comme ils l'ont fait, pour ensuite se trouver dans une situation d'être eux-mêmes en charge d'un dossier le concernant", a-t-il poursuivi. "Je suis solidaire de la liberté d'expression de celles et ceux qui doivent, en tant qu'élus de la République, avoir la liberté de dire un certain nombre de choses dès lors que des magistrats ont fait le choix, et c'est leur droit, de donner leur part de vérité", a-t-il répété. Interrogé sur le terme de "complot" évoqué par Laurent Wauquiez (UMP), M. Copé a répondu ne pas vouloir "employer ces termes" mais s'appuyer sur "les faits, seulement les faits".

UN PARALLÈLE AVEC L'AFFAIRE D'OUTREAU

Lors de l'émission 12-13 Dimanche sur France 3, l'ex-ministre UMP Nadine Morano est revenue sur la mise en examen Nicolas Sarkozy par le juge Jean-Michel Gentil. "C'est l'affaire toute entière qui me choque. C'est simple : il y a eu l'affaire d'Outreau avec un magistrat, un juge d'instruction dépassé. (...) Et là nous avons maintenant l'affaire Sarkozy avec un juge engagé", a-t-elle déclaré.

"Quand vous êtes juge et ne voulez pas qu'on remette en cause votre impartialité, vous ne signez pas des tribunes comme l'a fait le juge Gentil avec certains autres de ses collègues, qui critiquaient la politique engagée par Nicolas Sarkozy", a-t-elle souligné, faisant allusion à une tribune signée en juin par M. Gentil avec 81 autres magistrats. Selon Mme Morano, "lorsqu'on est magistrat, on doit avoir un devoir de réserve, parce que la politique pénale, la politique judiciaire elle est faite par les élus du peuple, elle n'est pas faite par les juges".

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Affaire Bettencourt

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Vos réactions (74) Réagir

acaba 24/03/2013 - 20h30

Il est des symptômes qui n'annoncent rien bon. Les déclarations de Cope et Guaino en font partie. Elles sous entendent des dénis de démocratie. Mais le plus étonnant, c'est qu'elles opèrent sur un mode totalement décomplexé, sans la moindre once de morale politique et civique. Que peut-on attendre de tels bateleurs publics, sinon le pire.

 

Yossarian 24/03/2013 - 19h58

Saluons ici les efforts acharnés de madame Morano dans son combat en faveur de l'égalité hommes / femmes: avec pugnacité et constance elle ne manque jamais une occasion pour démontrer que la médiocrité en politique n'est pas liée au sexe.

 

Marie Claire 24/03/2013 - 19h28

Moi aussi je trouve que ce juge Gentil déshonore la justice, comme le juge Burgaud l'avait fait. Et je demande au Monde de publier mon commentaire afin que ce juge porte aussi plainte contre moi. Mais qu'il fasse gaffe : on est assez nombreux à penser comme Gaino et ce juge risque de porter plainte contre la moitié de la France.

 

ulises 24/03/2013 - 20h58

Marie Claire : Guaino avec un U SVP. Il a aussi droit à la présomption d'orthographe lui !

 

stupéfait 24/03/2013 - 20h53

Le système judiciaire permet autant d'appels et de pourvois en cassation, qu'il est vraiment inutile de menacer ainsi ! Pour Outreau, allez voir le film et vous vous apercevrez que nous avons été bien manipulés... On est vrai au bord du national populisme ! Ahurissant !

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Publié dans #citoyens d'europe

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