Mort de Philippe Séguin, dernier mohican du gaullisme

Publié le 7 Janvier 2010

Philippe Séguin est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi. Retour en vidéo sur quelques dates majeures de sa carrière.

Photo : Philippe Séguin en 2001 (Didier Debusschere/Reuters)

Philippe Séguin était le premier président de la Cour des comptes depuis juillet 2004. Il est mort dans la nuit de mercredi à jeudi d'une crise cardiaque, à l'âge de 66 ans.

Dans cette vidéo datant de 1989, Antenne 2 fait le portrait d'un homme ambitieux. (Voir la vidéo)

1990 : Force Unie, les jeunes de droite veulent la rénovation.

A la fin des années 80, il fait partie du groupe des « rénovateurs », tout juste émergent à droite. Pour l'unification et la modernisation de la droite, contre les ténors du RPR, à commencer par Jacques Chirac, et le Front national, Philippe Seguin avec Michel Noir et François Léotard sont les chefs de file du mouvement.

En 1990, ils se structurent en une coordination nommée « Force unie ». L'objectif : sortir des « forteresses et des murailles ». Pas de « chef suprême » pour le groupe même si tous déclaraient être prêts à se battre derrière et pour Michel Noir aux présidentielles… Dix-sept ans plus tard, le constat est à l'échec : Jacques Chirac a passé douze ans à la tête du pays et ces « rénovateurs » ont fait long feu. (Voir la vidéo)

1992 : Pasqua et Seguin contre Maastricht

En 1992, la carrière politique de Philippe Séguin s'engage avec force pour le « non » au traité de Maastricht, notamment auprès de Charles Pasqua. « Gaulliste social », il pense du traité européen qu'il menace l'indépendance de la France. (Voir la vidéo)

1995 : Auprès de Chirac pour la victoire

En 1994, dans un discours rédigé par Henri Guaino, aujourd'hui conseiller à l'Elysée, Philippe Séguin dénonce la politique du gouvernement en matière de chômage, un « Munich social », déclare-t-il.

Cette petite phrase lui vaut d'être courtisé par Jacques Chirac auprès duquel il fera campagne pour la présidentielle de 1995. Mais c'est Alain Juppé, son rival, qui devient premier minstre. Quelques années plus tard, Philippe Séguin confiera son amertume envers le président. (Voir la vidéo)

2001 : Echec et fin de carrière politique

L'élection à la mairie de Paris est un succès pour le socialiste Bertrand Delanoë et un lourd échec pour l'ancien ministre de Jacques Chirac. (Voir la vidéo)

Dessin de Na

Photo : Philippe Séguin en 2001 (Didier Debusschere/Reuters)

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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