Nicolas Sarkozy à Bayonne : bronca, charge des CRS et polémiques

Publié le 2 Mars 2012

Publié le 01/03/2012 à 18h32 | Mise à jour : 01/03/2012 à 21h48
Auteur  SudOuest.fr
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Nicolas Sarkozy à Bayonne : bronca, charge des CRS et polémiques

[VIDEOS ] La visite du chef de l'Etat à Bayonne a été particulièrement houleuse. Pour Nicolas Sarkozy, le PS est impliqué. C'est aussi l'avis de Michèle Alliot-Marie 

Le président a débuté sa visite du centre historique de la ville sous les sifflets et une véritable bronca|| Berniere Patrick
(Berniere Patrick)
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Le président a débuté sa visite du centre historique de la ville sous les sifflets et une véritable bronca
 

Nicolas Sarkozy n’oubliera certainement pas sa visite au Pays Basque  jeudi 1er mars. En effet, alors que le président-candidat multiplie les déplacements en province depuis l’annonce de sa candidature, cette escale restera comme l’une des plus houleuses de son début de campagne (retrouvez ici les images les plus fortes de la journée)

Les hostilités ont d’ailleurs débuté bien avant qu’il n’arrive à Itxassou, vers 13 heures, où il a visité une exploitation agricole. En effet, peu après 11 heures, alors qu’un important dispositif de sécurité avait été déployé, des militants anti-LGV ont d’abord commencé par déployer des banderoles sur le parcours présidentiel avant d’être rejoints par des militants de la gauche abertzale.

 

Une heure plus tard, vers midi, ces militants de la gauche abertzale, au nombre d’une centaine, ont fait monter la pression d’un cran en tentant de contourner le dispositif de sécurité dans le but d’empêcher Nicolas Sarkozy d’atteindre l’exploitation agricole où il était attendu.

Une action qui s’est soldée par l’interpellation, vers 15 heures, de trois militants qui n’avaient pas hésité à lancer des fusées en l’air à proximité de cette ferme. Toutefois, si ces premiers incidents annonçaient une visite difficile pour le président, ce n’était rien à côté de ce qui l’attendait à Bayonne.

En effet, à peine arrivé à Bayonne, peu avant 16 heures, le président a débuté sa visite du centre historique de la ville sous les sifflets et une véritable bronca notamment de la part de la gauche abertzale. Conspué par ses opposants, Nicolas Sarkozy a alors rejoint, dans une ambiance électrique, le bar du Palais, où l’attendaient des commerçants bayonnais.

 

Une mise à l’abri qui n’a cependant pas calmé les esprits. Bien au contraire. Il a fallu un important dispositif de sécurité fort de 50 gendarmes et CRS pour assurer sa sécurité à la sortie de cet établissement. Devant l’hostilité, les forces de l’ordre ont même du charger pour dégager le terrain et avoir recours à des lacrymogènes.

Face à cette situation, Nicolas Sarkozy a dénoncé "la violence d'une minorité et leur comportement inadmissible", regrettant que "des militants socialistes s'allient avec des indépendantistes basques".

 

Nicolas Sarkozy a en effet estimé "anormal" que le Parti socialiste manifeste avec des personnes proches "d'un mouvement terroriste". Face aux journalistes, il a précisé: "Nous sommes sur le territoire de la République française et le président de la République française ira partout sur le territoire de la République française. Et si ça ne plait pas à une minorité de voyous, ils devront s'y faire. Je suis désolé de voir que des militants socialistes de Monsieur Hollande s'associent à des indépendantistes dans des manifestations de violence pour terroriser des braves gens, ce sont des comportements indignes d'un parti démocratique." Et d'ajouter à l'adresse du Parti socialiste: "Si c'est ça la République qu'ils nous préparent et bien ça ne donne pas envie qu'ils arrivent."

Interrogée par Sudouest.fr Michèle Alliot-Marie, la députée des Pyrénées-Atlantiques et ex-membre du gouvernement, a, elle aussi, mis en cause le Parti socialiste. "Aux gens de batera se sont associés des militants socialistes. C'est une honte, un déshonneur pour les socialistes. Je n'ai jamais vu ça. C'est une drôle de conception de la démocratie qui me choque énormément". Surtout, l'ancienne ministre des Affaires Etrangères a vu dans cette manifestation: "Une marque d'affolement du parti socialiste". "Les proches de François Hollande se rendent compte que la campagne n'est pas si facile que cela (...). C'est ce qui explique cette agressivité renouvelée".

 

Nicolas Sarkozy a finalement quitté Bayonne vers 17 heures en avion pour rejoindre Bruxelles. De son côté NKM, sa porte-parole, a aussitôt accusé le PS d’avoir « organisé des manifestations de rue » contre le chef de l’Etat.

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Nicolas Sarkozy · Bayonne · Pyrénées-Atlantiques · Présidentielle 2012 · politique
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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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