ORTHEZ accident du wagon SNCF : L'épreuve du feu, ce matin

Publié le 26 Novembre 2009

ORTHEZ. Une torchère sera allumée à 9 heures, pour brûler le gaz contenu dans le wagon accidenté mardi soir

L'épreuve du feu, ce matin

Hier, agents de la SNCF, et pompiers ont remis d'aplomb l'un des deux wagons accidentés, sorti des rails. L'autre est toujours couché sur la voie. (photo Luke Laissac)
Hier, agents de la SNCF, et pompiers ont remis d'aplomb l'un des deux wagons accidentés, sorti des rails. L'autre est toujours couché sur la voie. (photo Luke Laissac)

«Trop tôt » pour définir la cause de l'accident survenu mardi soir (lire notre édition d'hier) sur la voie ferrée, à Orthez. « Trop tôt » pour parler de vétusté. Le préfet, Philippe Rey, venu sur place hier après-midi, préfère laisser avancer l'enquête, qui n'en est qu'à ses balbutiements, tant que le wagon accidenté demeure couché sur la voie.

« C'est vrai » que la loi des séries plombe quelque peu le chemin de fer. « C'est vrai » que l'accident de mardi survient quelques jours à peine après la rupture de rail, à Mont, vendredi dernier. « J'espère cependant qu'il ne s'agit que d'une succession d'événements sans lien entre eux », poursuit le représentant de l'État.


« Un essieu aurait cassé »

Tel n'est pas l'avis de David Villegas, de la CGT cheminots. « D'après les premiers éléments de l'enquête que j'ai obtenus, un essieu aurait cassé, lance-t-il. L'incident n'est pas minime. Il confirme ce que nous dénonçons depuis des années : le mauvais état de la voie dans le Sud-Ouest, les sous-investissements réalisés sur les catenaires, les installations ferroviaires, et le sous-entretien qu'engendrent les suppressions d'emplois. »

Le mauvais état de cette ligne Pau-Bayonne, qui fait décidément couler beaucoup d'encre depuis quelques semaines, peut-il être incriminé ?

Seule l'enquête le dira. Mais pour qu'elle démarre, encore faut-il que la voie ferrée soit dégagée.

C'est précisément l'objet de l'opération interservices longue durée - regroupant, sous l'autorité de la préfecture, la mairie, la Communauté de communes, la SNCF, RFF, le Sdis, la gendarmerie - menée depuis l'accident. Un travail d'envergure.

Les agents de la SNCF et les pompiers ont commencé par décrocher les 25 wagons placés en tête de train, dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3 heures du matin, pour les désolidariser des deux wagons accidentés. Le convoi a ainsi pu repartir vers Lacq, la destination d'origine.

Hier après-midi, les mêmes ont passé près de quatre heures à remettre d'aplomb le dernier wagon du convoi, dont le bogie (l'ensemble des deux essieux) était sorti des rails. « Il a fallu soulever le wagon pour le faire bouger latéralement, et faire en sorte qu'il retombe sur les rails, explique Jérôme Ebrardt, de la direction fret SNCF Atlantique. Le site a été sécurisé, auparavant. L'objectif est d'évacuer le wagon après avoir vérifié son état, mais la partie contenant la marchandise est intègre. »

Reste désormais à évacuer la citerne, toujours couchée sur la voie. Auparavant, il faut la vider du butane qu'elle contient. Les pompiers avaient le choix entre le dépotage et le torchage (brûlage) du gaz. Pour des « raisons techniques », souligne le préfet, l'option du torchage a été retenue. La société privée Perguilhem, sollicitée, a déjà préparé ses installations.

L'opération commencera ce matin, à 9 heures, pour plus de sécurité. « Les équipes ont travaillé toute la nuit de mardi à mercredi et toute la journée, expliquait hier soir le lieutenant-colonel Gros, chef de corps départemental des sapeurs-pompiers. C'est une opération délicate. Dans deux heures, il fera nuit, ce n'est pas la peine de travailler à la bougie. »

« Ça va ronfler » ........................

 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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