PARALYMPIQUES DE VANCOUVER. Nicolas Bérejny, super géant en or

Publié le 21 Mars 2010

Guidé par sa compagne Sophie Troc, le Gersois décroche le premier titre en super-Gpour l'équipe de France à Vancouver

Nicolas Bérejny et sa compagne Sophie Troc sont montés sur la plus haute marche du podium du super-G. (Photo ff handisport/g. picout)
Nicolas Bérejny et sa compagne Sophie Troc sont montés sur la plus haute marche du podium du super-G. (Photo ff handisport/g. picout)

La Marseillaise a enfin résonné lors des Jeux Paralympiques de Vancouver. À Whistler plus précisément, Nicolas Bérejny a offert vendredi à l'équipe de France sa première médaille d'or en décrochant le titre en super-G, dans la catégorie des déficients visuels. Un sacre qui a d'autant plus de saveur que le Condomois d'origine, expatrié dans les Landes depuis quatre ans, était guidé par la Toulousaine Sophie Troc, qui est aussi sa compagne dans la vie.

« Je suis super content pour Sophie et pour moi, ce titre est le résultat de cinq ans de travail, soulignait sur la ligne d'arrivée Nicolas Bérejny, 41 ans, licencié au club landais d'Handisport Soustons Tarnos. On est allés la chercher cette médaille d'or. Cette piste était vraiment difficile, mais je n'ai rien voulu lâcher. » À l'arrivée, il devance en 1'21''5 les Slovaques Jakub Krako (1'21''71) et Miroslav Haraus (1'22''75).

Sa quatrième médaille

Partenaires donc sur les pistes comme dans la vie, Nicolas Bérejny et Sophie Troc avaient déjà trois médailles olympiques dans leur collection de trophées. Une moisson récoltée lors des derniers Jeux en 2006 à Turin, où les deux complices avaient décroché l'or en slalom et en géant, mais aussi le bronze en descente.

Pas mal pour quelqu'un qui n'avait intégré l'équipe de France de ski alpin paralympique qu'en 2002, un an seulement après sa première course sur des pistes qu'il dévale à 120 km/h sans voir ni le relief, ni les portes qui délimitent la course. Quand on y ajoute un Globe de cristal remporté en 2005 et un titre de champion du monde l'année dernière en géant, en Corée du Sud, cela situe mieux le personnage qui a débarqué à Vancouver avec une étiquette de favori.

Il a donc parfaitement tenu son rang. Et pourtant, ces JO au Canada avaient plutôt mal commencé pour Nicolas Bérejny, avec une chute en géant et une 5e place dans la descente. Mais le Gersois a prouvé qu'il avait encore faim de médailles en croquant l'or dans ce super-G, malgré une préparation perturbée. Une vilaine blessure au mollet l'avait en effet éloigné des pistes durant de longues semaines. Il lui a ensuite fallu un mois d'intense préparation musculaire en janvier dernier avant de « travailler davantage la cohésion, la confiance et soigner les petits détails ». Le travail a finalement payé.

Vers un départ à la retraite  ..................................

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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