« Paranormal Activity » ou le (très gros) salaire de la peur

Publié le 2 Décembre 2009

Si vous n'avez pas entendu parler de « Paranormal Activity », c'est que vous vivez cloîtré depuis au moins deux mois.


Vous savez, ce film « phénomène » bricolé par des Américains pour 11 000 dollars, et qui en aurait déjà rapporté 100 millions rien qu'aux Etats-Unis. C'est donc le film grand public le plus rentable de l'histoire du cinéma. Mais est-ce le plus effrayant ?

C'est ce que proclament les critiques américains cités dans la bande-annonce, qui y voient non le film le plus flippant de l'histoire, mais au moins de cette année. Le grand Steven Spielberg himself aurait été « terrifié » ! A mon humble avis, il n'en est rien.

Une fois n'est pas coutume, le rédacteur de la Bande du Ciné a vu le film présenté dans ce blog, et sans fanfaronnade aucune, je n'ai pas vraiment eu peur… J'ai sursauté une fois en 1h26. Mais ma voisine de projection, elle, a passé un bon tiers du film planquée sous son manteau. A vous de juger, donc. (Voir la bande-annonce).

Reste que l'histoire de « Pananormal Activity » n'est pas inintéressante quand on la compare à celle du précédent film le plus rentable de l'histoire, Le projet Blair Witch (aucun des deux ne dépasse le porno « Gorge Profonde », mais ce n'est pas un film grand public…) Même si Blair Witch est tout de même légèrement plus angoissant, de mon point de vue…

Les deux sont des films d'épouvante tournés avec des moyens très réduits mais d'un réalisme qui les rend très efficaces, dans leur genre. Les deux ont ensuite bénéficié d'une efficace campagne de buzz sur Internet avec, pour le plus récent, diffusion sur les sites de partage de vidéo des visages effarés des premiers spectateurs américains dans les projections test.

Blair Witch, sorti en 1999, se présentait comme une bande vidéo filmée par trois étudiants et retrouvée un an après leur mystérieuse disparition. Dans « Paranormal Activity », même procédé : les images sont tournés par les personnages du film.

C'est un jeune couple, qui s'installe dans une belle maison, avant que quelques vieux démons venus du plus profond de l'enfance de la demoiselle ne commencent à refaire surface… Ou plutôt un démon, un seul, que son petit copain s'efforcera de piéger en installant une caméra dans leur chambre pendant toute la nuit. A leurs risques, et au péril des spectateurs. Une partie d'entre eux, en tous cas. Et vous, dans quel camp vous classez-vous ?

 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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