Présidentielle 2012 : la campagne s'embrase entre l'UMP et le PS

Publié le 12 Janvier 2012

Auteur  Jefferson Desport, SudOuest.fr  
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L'UMP a choisi de taper fort sur le PS. Henri Emmanuelli répond: "si la bêtise était une base d'imposition, nous n'aurions plus de problème de dette."

Certes, la guerre des petites phrases n’a rien d’une nouveauté dans une campagne présidentielle. Chaque élection en charrie son lot quasi quotidien.

A ceci près que ces saillies verbales reflètent aussi, à leur niveau, le ton de la campagne, ainsi que la nervosité ambiante.

Et à ce titre, si certains espéraient encore que cette présidentielle 2012 ne soit pas qu’une suite d’escarmouches plus ou moins sanglantes, la journée d’hier aura ramené tout le monde sur terre. Et clairement annoncé la couleur : les candidats ne se feront aucun cadeau.

En effet, la journée de mercredi a connu une véritable escalade dans les attaques. Ce qui laisse augurer encore de joyeux échanges tant les canonniers ont le doigt lourd sur la détente.

En particulier du côté de l’UMP où, si l’on en croit Jean-François Copé, consigne a été donné de réagir aussitôt et avec vigueur aux différentes propositions de François Hollande. Une stratégie que le patron de l’UMP, lors d’une réunion à huis clos du bureau politique de son parti, aurait résumé par l’aimable et délicate formule : « Chez nous, c'est massacre à la tronçonneuse ».

Un mot d’ordre suivi à la lettre par Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée Nationale. Qui, hier, n’a pas hésité à déclarer, lors de ses vœux, qu’une alternance à gauche entraînerait des « conséquences économiques et sociales » qui pourraient être comparables « à une guerre ».

 

 

Une petite phrase qui, lui, a valu d’essuyer des réponses cinglantes de la gauche qui a, aussitôt, qualifié ses propos « d’indignes ».

Henri Emmanuelli, le député PS des Landes, ajoutant dans un communiqué au plomb: « Devant de telles outrances, on se prend à rêver que la bêtise puisse devenir une base d'imposition : nous n'aurions plus, alors, de problème de dette et serions sûrs de garder notre Triple A. »

Plus tôt dans la journée, c’était Nadine Morano qui avait sonné la charge en déclarant, sur Twitter, à propos de la volonté du candidat du PS de revoir les modalités d’application du quotient familial : « Hollande est un homme dangereux pour la France. »

Là encore, tollé à gauche et mise au point de Delphine Batho, la député socialiste des Deux-Sèvres : « Trop c'est trop ! Avec son sens habituel de la mesure et de la nuance, Madame Morano a franchi le Rubicon ce matin. »

A côté de ces différentes sorties, la petite phrase de Christian Estrosi sur RFI qui a comparé le Fouquet’s à une "brasserie populaire" passerait presque pour... insignifiante.

 

 

Présidentielle 2012 · politique · Henri Emmanuelli
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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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