Quatre autres dossiers qui l'impliquent

Publié le 24 Mars 2013

Publié le 23/03/2013 à 06h00

 

Auteur sudouest.fr

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Quatre autres dossiers qui l'impliquent

Rien ne permet d'affirmer qu'elles se solderont par des mises en examen, et encore moins par des condamnations. Reste qu'à la sortie de son quinquennat, quatre affaires supplémentaires planent toujours au-dessus de la tête de Nicolas Sarkozy.

 

Karachi : Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans la procédure du juge du pôle financier Renaud Van Ruymbecke, qui enquête sur la déclinaison financière de l'attentat au Pakistan qui a coûté la vie à 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN), le 8 mai 2002. La justice suppose que cet attentat a pu être motivé par l'arrêt de commissions de la part de la France dans le cadre d'un important contrat d'armement. Le juge cherche à savoir s'il existait, derrière ce système de commissions, un montage de rétrocommissions qui aurait permis de financer illégalement la campagne d'Édouard Balladur. Si ce circuit était établi, la justice devrait se pencher sur le rôle dans ce montage de Nicolas Sarkozy, alors soutien d'Édouard Balladur et surtout ministre du Budget.

 

Tapie-Lagarde : En 2007, la décision de recourir à un arbitrage pour régler le contentieux lié à la vente d'Adidas par Le Crédit Lyonnais a rapporté à Bernard Tapie près de 300 millions d'euros. Pourquoi Christine Lagarde s'est-elle obstinément accrochée à cette procédure peu favorable aux intérêts de l'État ? Un ordre a-t-il été donné par la présidence, soucieuse de favoriser l'ancien patron d'Adidas ? Trois juges d'instruction ainsi que la Cour de justice mènent l'enquête.

 

Les sondages de l'Élysée : Nicolas Sarkozy consommait des sondages avec gourmandise. Cet appétit est désormais examiné par le juge Serge Tournaire, qui cherche à savoir s'il n'y a pas derrière cette profusion d'études d'opinion d'éventuels délits de favoritisme, de détournement de fonds publics. Car, pour certains marchés passés avec les instituts de sondage (dont celui de son conseiller Patrick Buisson), on cherche en vain les appels. D'un point de vue juridique, Nicolas Sarkozy semble protégé par son immunité présidentielle. Mais le juge pourrait considérer que certaines études ciblant la vie politique (telles des questions sur la popularité de Dominique Strauss-Kahn) ne relevaient pas à proprement parler de la présidence…

 

Kadhafi : Comme beaucoup d'affaires politico-financières, ces dernières années, celle-ci a été lancée par Mediapart. Le site d'investigation avait publié entre les deux tours un document faisant état d'un projet de financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007, par le colonel Kadhafi. Une enquête préliminaire a été ouverte.

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Vos commentaires 1
 
Papy Jano
23/03/2013, à 08h45 Alertez
ça fait beaucoup pour un seul homme
 
 

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Publié dans #citoyens d'europe

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