Ramé en doublure de luxe

Publié le 23 Janvier 2010

FOOTBALL Girondinsde Bordeaux : Bordeaux - AC Ajaccio : titularisé encore samedi soir en l'absence de Carrasso, le gardien de but girondin assure parfaitement son rôle de numéro 2

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Face à Ajaccio, Ulrich Ramé disputera son septième match de la saison. (Photo Thierry David)

«Je ne veux même pas prononcer le mot : pour moi, c'est d'abord un très bon second gardien ». Si doublure ne fait pas partie du vocabulaire de son entraîneur Laurent Blanc, avec Ulrich Ramé, Bordeaux est paré pour l'hiver. En l'absence de Cédric Carrasso, blessé au mollet droit et forfait ce soir (17 h 45) contre Ajaccio, le vétéran (37 ans) de l'effectif a encore montré, en cours de match contre l'OM et durant 90 minutes mercredi à Grenoble, qu'il restait vert. « Je peux vous assurer que quand Ulrich entre sur le terrain, le staff n'est pas inquiet », dit encore Laurent Blanc.
S'il les lit, Ramé, qui disputera ce soir son septième match de la saison (1), goûtera ces éloges avec la tempérance qui le caractérise. Contrat prolongé jusqu'en juin prochain mais relégué au rang de numéro 2, l'ancien capitaine vit sa treizième saison aux Girondins dans l'ombre, sans un mot de dépit.
Discrètement dans l'ombre
Même quand son entraîneur prévoyait de titulariser Carrasso, mardi dernier en Coupe de la Ligue (match reporté en raison de la neige) alors qu'on pensait que les coupes nationales lui étaient réservées, il n'a rien laissé transparaître. « C'est le coach qui choisit de rester ou pas dans le deal. Il y a parfois des faits qui changent la donne, ce qui est compréhensible ».
Il en a pris son parti mais cela n'a pas émoussé son sens de la compétition, ni son professionnalisme. « Je me prépare toujours comme si j'allais jouer, même pour les matches où il n'est pas prévu que je joue ».
« Les absentsont toujours tort,il vaut mieux êtresur le terrain pourse montrer. Aussi bien pour sa carrièreque pour le staffet les dirigeants »
Sage précaution. Deux fois déjà cette saison, il a été appelé au feu en urgence. Pas n'importe où : à Turin en Ligue des Champions où son arrêt réflexe sur une tête à bout portant d'Amauri gardera son équipe dans le match trois minutes avant l'égalisation de Plasil. Et donc dimanche, pour une dernière demi-heure sous la mitraille des attaquants marseillais.
Compliqué, non, de monter en température si vite à la sortie du banc ? « Au contraire, c'est facile. Dans ce genre de match, même remplaçant, on est pris par le jeu. Et quand on entre, on n'a pas le temps de réfléchir. Après, quel que soit le contexte, l'important, c'est le premier ballon ». Remis temporairement dans le circuit, Ulrich Ramé parle de « repères à retrouver » plutôt qu'un éventuel manque de rythme. « Mais ça ne se perd jamais vraiment, ça revient même assez vite grâce à l'entraînement et à l'expérience peut-être aussi ».
L'osmose d'un groupe
La sienne est un matelas qui lui permet d'amortir les soubresauts parfois abrupts d'une saison. Et de ne pas gaspiller d'énergie inutilement quand le moment est enfin venu d'enfiler le maillot de numéro 1 comme ce soir contre Ajaccio. « Évidemment que l'envie est forte. Mais il ne faut pas trop la mettre en avant dans la préparation car ça peut faire commettre des bêtises. Au contraire, il faut rester serein. Essayer d'être performant, tout simplement ».
Un conseil qu'il pourra partager avec tous ceux qui auront une belle carte à jouer, tout à l'heure contre les Corses. « Compte tenu de l'effectif et du peu de blessé, chacun doit rester concerné..........................


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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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