Règlement de comptes à l'Elysée

Publié le 16 Décembre 2009

  • Mardi, lors de l'hebdomadaire petit déjeuner de la majorité, Sarkozy a réaffirmé son soutien à Besson et au débat sur l'identité nationale. Et a fustigé les critiques émanant «d’amis de son propre camp».

 

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La cour du Palais de l'Elysée.

La cour du Palais de l'Elysée. (© AFP Patrick Kovarik)

Nicolas Sarkozy a apporté mardi matin un «soutien très appuyé» à son ministre de l’Immigration Eric Besson, soumis à un feu nourri de critiques à propos du débat sur l’identité nationale mais aussi sur l’expulsion d’Afghans en situation irrégulière, selon un responsable de la majorité.

Lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a apporté «un soutien très appuyé» à Eric Besson qui était présent, «objet d’attaques sans pareil» de la gauche, en saluant son «courage et sa détermination à appliquer la politique du gouvernement», a confié un responsable à la majorité. Le président a aussi fustigé les critiques émanant «d’amis de son propre camp».

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a récemment porté un jugement très sévère sur le débat sur l’identité nationale affirmant qu’il devait être mené avec «plus de rigueur intellectuelle». Il avait estimé aussi que le gouvernement devait «évoluer sur ce sujet» en évitant d’en faire un enjeu pour les régionales.

Nicolas Sarkozy a rappelé en outre que l’ancien socialiste «l’avait rejoint avant le premier tour» de la présidentielle de 2007 «contrairement à d’autres assis autour de (la) table». Dans son viseur: le président du Nouveau centre (NC) Hervé Morin qui avait soutenu François Bayrou avant de rallier Nicolas Sarkozy dans l’entre deux-tours.

Le chef de l’Etat n’a pas caché son mécontentement après les déclarations du ministre de la Défense de ce week-end qui a jugé que «l’UMP, c’est le RPR d’hier» après le départ du parti présidentiel du giscardien Hervé de Charette pour rejoindre le NC.

A trois mois des élections régionales, Nicolas Sarkozy a averti: «Je prendrai mes responsabilités. Je ne laisserai pas la majorité présidentielle se diviser. Ce qui doit primer, c’est l’union».

En outre, le président mais aussi François Fillon ont vivement regretté le couac qui s’est produit au Sénat dans la nuit de lundi à mardi avec le rejet du texte sur le redécoupage électoral défendu par le gouvernement. «Tout ça, ce n’est pas normal», a tonné le Premier ministre, en présence du président du Sénat Gérard Larcher.

Sarkozy a critiqué le fait que la séance ait été présidée par la socialiste Catherine Tasca, rejetant les explications de Larcher, toujours selon ce responsable de la majorité.


Source AFP et Liberation.fr


Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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