Treiber arrêté : les histoires de cavale finissent mal, en général

Publié le 23 Novembre 2009

Comme Jean-Pierre Treiber, qui aura tenu dix semaines dehors, certains fugitifs ont passionné les médias et embarrassé les politiques.

En partenariat avec l'INAJean-Pierre Treiber a passé sa première journée à Fleury-Merogis, arrêté dans un petit appartement de Meudon dix semaines après son évasion de la prison d'Auxerre. Les personnes accusées de l'avoir aidé à échapper à la police doivent être présentées devant un juge d'instruction dimanche. Ils peuvent être poursuivies pour « recel de malfaiteurs » et risquent un maximum de trois ans d'emprisonnement.


Selon le directeur centrale de la PJ Christian Lothion, l'homme accusé des meurtres de Géraldine Giraud et de Kathia Lherbier ne s'était pas installé dans les bois, profitant de son expérience de garde forestier pour échapper à la traque des policiers, comme il le racontait dans ses courriers.

« Il n'était pas dans le froid et l'humidité, se nourrissant de vers de terre » a-t-il indiqué à la presse samedi. « Physiquement, il est parfait comme quelqu'un qui vit chez lui tranquillement qui n'a jamais passé plus de dix minutes dans les bois », a aussi commenté vendredi soir Amaury de Hauteclocque, à la tête du Raid.

La fuite peut transformer un suspect ou un criminel en héros

Reste que la saga Treiber rejoint désormais celles de Jacques Mesrine, Yvan Colonna, Albert Spaggiari ou Roman Polanski : la fuite peut transformer un suspect ou un criminel confirmé en héros, suscitant davantage de fascination que de réprobation. Ces cavales médiatiques se sont pourtant toutes mal terminées. Toutes, sauf une…

Mesrine : la cavale de trop

Jacques Mesrine était un spécialiste de la cavale, mais la dernière lui sera fatale. Elle avait débuté en mai 1978, par une évasion de la prison de la Santé. Elle s'achève le 2 novembre 1979, sous les balles de la police.

Comme à son habitude, Mesrine avait largement médiatisé sa cavale. En braquant une banque et un casino, ou en laissant pour mort un journaliste de l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute.

Preuve qu'il fascine toujours : sa vie a été adaptée l'écran dans deux films de Jean-François Richet. Etait-il un gangster dangereux ou un nouveau Robin des bois ? Le soir de sa mort, Antenne 2 semble presque rendre hommage à « l'ennemi public numéro un » :

« Il a veillé à construire son personnage, à nourrir sa légende. Mais saura-t-on jamais le ressort secret de cette vie errante, courageuse sans doute mais bâtie sur le crime, et en définitive gâchée ? » (Voir la vidéo)

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Source  rue89.com

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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