Tsonga marche à Londres

Publié le 5 Juillet 2012

Tennis - Wimbledon
Publié le 04/07/2012 à 22:25, mis à jour le 05/07/2012 à 00:30

Un an après sa demi-finale à Wimbledon, Jo-Wilfried Tsonga sera à nouveau au rendez-vous. Moins euphorique, plus posé : en mode Big Four.

 Tsonga marche à Londres - Tennis - Wimbledon

Jo-Wilfried Tsonga "n'a pas de super sensations". Il "ne fait pas de choses exceptionnelles". Mercredi, il a battu Philipp Kohlschreiber en quart de finale à Wimbledon mais l'Allemand "était meilleur que (lui)". "Je voyais bien les stats, qu'il avait gagné plus de points que moi, qu'il était meilleur tout simplement", a humblement reconnu le Français après les quatre sets disputés sur le court numéro un. Oui mais voilà : tout aussi "moyen" qu'il se décrit, Tsonga est en demi-finales de Wimbledon. Comme l'an dernier après sa victoire en cinq sets contre Roger Federer.

Si les meilleurs sont ceux qui sont capables de gagner sans bien jouer, visiblement le numéro un français a franchi un cap déterminant dans sa progression. "Je ne joue pas aussi bien (que l'an passé).Mais si je suis en demie, c'est que forcément je joue bien, sinon je ne serais pas là." Là, parmi les quatre derniers rescapés d'un tournoi majeur, ce cercle fermé où Djokovic, Federer, Nadal et Murray ne laissent que des miettes... quand ils en laissent (voir infographie). Depuis sa première apparition à ce stade en 2008 en Australie, le Français a été l'un des seuls joueurs capables -avec David Ferrer- à revenir dans le dernier carré des tournois du Grand Chelem. Avec sa qualification pour les demies à Wimbledon, la quatrième à ce stade lors d'un Majeur, Tsonga a égalé le record français dans l'ère Open co-détenu par Henri Leconte, Cédric Pioline et Sébastien Grosjean.

"Je suis plus posé, plus responsable"

Propulsé, malgré lui, au rang de favori de son quart de tableau suite à l'élimination précoce de Rafael Nadal en première semaine, le N.6 mondial a fait honneur à son nouveau statut. Jo-Wilfried Tsonga confirme l'impression qu'il avait laissée à Roland-Garros avec ses quatre balles de match obtenues face au numéro un Novak Djokovic, en quart de finale (déjà), celle d'être arrivé à maturité. Lui qui rêve de disputer sa première finale à Church Road, a écarté Mardy Fish et Philipp Kohlschreiber sans craquer face à la difficulté, comme il l'avait fait face à Nishikori à l'Open d'Australie.

"Pour moi, c'est une chance d'être là, a déclaré Tsonga après son quart de finale. C'est déjà une chance de jouer au tennis. Donc j'irai sur le court et j'essaierai de saisir ma chance. J'espère faire mieux que l'an passé. Quoi qu'il arrive, je n'aurai rien à perdre." Un discours qui rappelle celui qu'il avait prononcé en 2011, au même endroit, après sa victoire sur Roger Federer : un peu comme si son tournoi était déjà réussi. "J’étais dans l’euphorie, nuance JWT un an plus tard. Aujourd’hui, j’ai les pieds bien ancrés dans le sol et je pense que c’est mieux. Là, je suis plus posé, c’est un comportement plus responsable. Je suis un peu plus constant. Avant, je ne l'étais pas. J'ai mis ma tête à l'endroit. Je perdais souvent ma concentration et c'était difficile de jouer au tennis."

Contre Andy Murray, son futur adversaire vendredi, Tsonga aura sur le papier la demi-finale la plus abordable de sa carrière, même si son adversaire est l'homme que toute l'Angleterre porte vers un premier trophée depuis 1936. "Andy est l'un des joueurs que je n'aime pas jouer, parce qu'il retourne bien et peut tirer de très bons passings, prévient Tsonga. Il est très rapide, toujours sur la balle, donc c'est difficile pour moi".

;;;; lireetvoire l'article sur eurosport.fr

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Eurosport - Yohan ROBLIN (avec C. R.)
 

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Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens du monde

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