Une dent d'eotyrannosaurus découverte en Charente

Publié le 14 Août 2012

Publié le 13/08/2012 à 06h00 | Mise à jour : 13/08/2012 à 10h14
Auteur Philippe Ménard , pour sudouest.fr
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Une dent d'eotyrannosaurus découverte en Charente

[PORTFOLIO] Une dent de l'ancêtre du tyrannosaure et une forêt de conifères fossilisés ont été découvertes lors des fouilles

Cette troisième campagne de fouilles, étalée du 16 juillet au 27 août, s'appuie sur une quarantaine de fouilleurs bénévoles. La surface creusée, plus ou moins profondément, s'étale sur 200 mètres carré.|| Menard Philippe
(Menard Philippe)
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Cette troisième campagne de fouilles, étalée du 16 juillet au 27 août, s'appuie sur une quarantaine de fouilleurs bénévoles. La surface creusée, plus ou moins profondément, s'étale sur 200 mètres carré.

 

Ce n'est qu'une modeste quenotte, mais le nom de son propriétaire suffit à animer un imaginaire luxuriant. Vendredi, les chercheurs à l'œuvre dans le désormais fameux chantier d'Angeac-Charente ont exhumé une dent d'eotyrannosaurus (traduisez « le premier des tyrannosaures »), l'ancêtre du plus célèbre des dinosaures. La précieuse relique est déjà partie dans un laboratoire pour être nettoyée et auscultée.

Cette nouvelle découverte ajoute un zeste d'éclat à un site qui n'en finit plus de combler les scientifiques et le grand public. Celui-ci ne s'y trompe pas, les visites proposées tout au long de cette troisième saison de fouilles, étalées du 16 juillet au 27 août, sont archicomplètes depuis longtemps.

Depuis une quinzaine de jours, les visiteurs peuvent voir lentement émerger une série d'arbres fossilisés végétant là depuis 130 millions d'années. « C'est beau, c'est impressionnant, mais c'est un casse-tête muséographique. Ces troncs, qui ont été soumis à une très forte pression sous terre, sont très difficiles à conserver », relève le chercheur Jean-Michel Mazin, l'un des spécialistes qui pilote la troupe d'une quarantaine de fouilleurs bénévoles.

« Une scène de crime »

Ces conifères, disparus de la surface de la Terre depuis la fin du crétacé, livreront quelques informations supplémentaires sur l'environnement des dinosaures, crocodiles et tortues, dont les restes se sont accumulés dans le lit d'une « paléo-Charente ». Leur ordinaire était frugal : ni fleurs ni fruits, mais des pommes de pin et des fougères…

Conscients de la saine curiosité suscitée par leurs trouvailles, les scientifiques se prêtent à livrer quelques images, que le dessinateur Mazan a magnifiquement compilées dans la bande dessinée « Mimo, dans la trace des dinos ». Mais ils avancent avec des pincettes. « On peut assimiler ça à une scène de crime. Il y a des indices évidents, et d'autres qu'il faut rechercher », résume Jean-Michel Mazin.

Dix années de fouilles

Les chercheurs se donnent une dizaine d'années pour avoir « une photographie la plus complète possible » d'un site encore riche en mystères. Les trouvailles les plus spectaculaires, comme le fémur de sauropode de 2,20 m, soit un animal d'une quarantaine de mètres, ne sont pas forcément celles qui les surprennent le plus. La « vraie star », pour eux, c'est l'ornithomimosaure, littéralement « le lézard qui imitait les oiseaux ». L'espèce révélée à Angeac, inconnue à ce jour, aligne au moins une quinzaine d'individus, suggérant la présence d'un troupeau pris au piège dans le sol marécageux.

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L’été en Charente · Angeac-Charente · Angoulême
 

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Rédigé par jeanfrisousteroverblog

Publié dans #citoyens du monde

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