Vaccination : ce qui change

Publié le 11 Janvier 2010

Vaccination : ce qui change

Dès demain, les Français pourront se faire vacciner contre la grippe A chez leur médecin, lors d’une consultation par exemple. Les gymnases, eux, se vident.

 
 
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Auteurs Hélène Bry et Claire Chantry 

Avec ou sans bon. Dans un gymnase ou chez le médecin. Dès demain, se faire vacciner contre la sera plus simple. Certes, l’épidémie décroît en même si 9 nouveaux décès ont été recensés la semaine dernière mais la ministre de la veut donner à sa campagne de vaccination un nouveau souffle.

 
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Roselyne Bachelot intègre donc cette semaine les médecins (généralistes et pédiatres) dans le dispositif, ainsi que les administrations et les grandes entreprises.  Voici ce qui change si vous voulez vous faire vacciner, comme 5 millions de Français avant vous.

La piqûre chez le généraliste, c’est parti. Si vous avez prévu de voir votre médecin, vous pouvez en profiter, dès demain, pour lui demander de vous vacciner. Vous paierez le prix d’une consultation normale, remboursée comme d’habitude. Mais assurez-vous, en prenant date, qu’il dispose bien des vaccins. Si vous souhaitez juste le vaccin sans la consultation, renseignez-vous auprès de votre médecin, qui est désormais autorisé à organiser, à sa convenance, des séances de vaccination dans son cabinet. Dans ce cas, l’acte sera facturé 6,60 € et pris en charge à 100 % par l’assurance maladie. Les généralistes seront-ils nombreux à planifier des séances finalement peu lucratives ? Sans doute pas, prévoient certains spécialistes.

Vont-ils jouer le jeu ?
Sollicités tardivement par Roselyne Bachelot, les syndicats de médecins ont émis des mises en garde sur leur récent enrôlement dans la campagne de vaccination. Michel Chassang, président de la CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, s’inquiète de l’acheminement des vaccins dans les cabinets. « On n’a pas vocation à aller chercher les vaccins dans les centres de vaccination »… comme le prévoit le ministère de la Santé. « Il faut aussi que les démarches administratives soient simplifiées.
Pas question de remplir trois tonnes de papier », insiste-t-il. Enfin, il coince sur la rémunération : « 6,60 €, c’est ridicule, juste une humiliation. »

Des gymnases déserts.
Un temps assaillis, les centres de vaccination qui devraient fermer au printemps, a annoncé Roselyne Bachelot samedi se vident peu à peu. Selon les derniers chiffres officiels, 300 000 personnes se sont fait vacciner la semaine passée dans les 800 gymnases et autres centres du pays. Un bilan très inférieur à celui enregistré avant les fêtes où on comptait 1 million de personnes par semaine.  Roselyne Bachelot a d’ailleurs annoncé qu’ils fermeraient au printemps. Si le manque d’affluence se confirme, leur activité pourrait être rapidement très réduite. Leurs horaires changent dès aujourd’hui. A Paris, ils seront ouverts de 16 heures à 20 heures les lundis, mardis, jeudis et vendredis et de 10 heures à 18 heures les mercredis et samedis. Mais seront désormais fermés le dimanche. Pour connaître les horaires, interrogez votre mairie ou consultez le site Internet de votre préfecture. Enfin, sachez qu’il est désormais inutile d’être muni d’un bon pour prétendre à une piqûre. Il sera désormais remis sur place. Ce sera aussi le cas si la vaccination se fait dans un cabinet médical informatisé.

Quel vaccin ? Les généralistes seront approvisionnés avec des vaccins unidoses conditionnés pour une seule vaccination, soit le Focetria de Novartis avec adjuvant, soit le Panenza de Sanofi sans adjuvant. Le vaccin GSK avec adjuvant Pandemrix (conditionné par multidoses de 10) restera, lui, disponible dans les gymnases. Dans les centres, justement, les enfants de moins de 10 ans ont prioritairement droit au vaccin sans adjuvant Panenza de Sanofi.


Source Le Parisien.fr

Rédigé par jeanfrisouster

Publié dans #citoyens d'europe

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