Départ en retraite à 67 ans : et si la réforme était déjà lancée ?

Publié le 13 Mai 2013

Publié le 12/05/2013 à 12h00 | Mise à jour : 12/05/2013 à 12h34
Auteur M.H., pour SudOuest.fr

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La France a obtenu de l'Europe un délai de deux ans pour ramener son déficit public... Mais il y a des contreparties... Il faudra être "plus ambitieux" sur les retraites

Après la réforme des retraites de 2010 sous Sarkozy, la réforme de retraites de 2013 sous Hollande ? La semaine dernière, Paris a obtenu un délai de deux ans, soit jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB. A Bruxelles, c'est la Commission européenne qui a pris la décision d'accorder ce délai à la France pour atteindre ses objectifs budgétaires... Mais ce sursis a plusieurs contreparties, et Le Monde les a dévoilées dans son édition de ce samedi.

Les trois exigences de la commissions sont celles-ci :

  1. "Accélérer la libéralisation des marchés des biens et services" : ici ce sont les professions dites "règlementées", comme vétérinaire ou avocat qui sont visées et devraient donc s'ouvrir...
  2. "Engager la réforme du marché du travail" : autrement dit, davantage de flexibilité pour les entreprises , sans doute en échange de droits élargis à la formation pour les salariés.
  3. "Assurer un financement pérenne des retraites" et la "durabilité du système des pensions". C'est sur ce dernier point que les observateurs s'interrogent.

En effet, Le Monde analyse : "Pour la Commission européenne, la mauvaise conjoncture empêchera la réforme précédente, menée par Nicolas Sarkozy, d'assurer, comme prévu à l'origine, le retour à l'équilibre du régime des retraites en 2018. Il reste donc, selon elle, à assurer la "durabilité du système des pensions". M. Rehn (ndlr, le commissaire européen chargé des Affaires économiques) se garde cependant d'indiquer s'il souhaite le relèvement de l'âge de départ légal de départ à la retraite à 67 ans, comme dans certains pays européens." Mais ce n'est pas parce qu'il ne le dit pas qu'il n'y pense pas.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, dans un entretien à l'hebdomadaire français l'Express le 7 mai a envoyé un signal : "Tout ce qui permet de réduire la rigidité des marchés en France, par exemple l'ouverture des secteurs protégés à la concurrence, est une bonne chose", dit-il, ajoutant qu'il faut être "plus ambitieux" pour les retraites.

La Commission n'a pas les pouvoirs d'engager la réforme des retraites dans un pays membre comme la France, ce sera donc au gouvernement de faire passer la potion amère...
François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont être à la manoeuvre. Fin mars, le Premier Ministre confiait au JDD : "Nous ne toucherons pas à l'âge légal... (...) Tous les scénarios seront sur la table à l’occasion de la grande conférence sociale qui suivra. Puis les partenaires sociaux en débattront. À l’automne, les choses seront claires pour tout le monde." C'était avant le sursis obtenu auprès de la commission européenne.

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Vous avez bien raison, profitez bien de travailler jusquà 70 ou 80 ans. On dit bien que " le travail forme la jeunesse" et peut être qu'à cet age avancé vous retrouverez UNE NOUVELLE JEUNESSE, du moins je vous le souhaite.

Rédigé par jeanfrisousteroverblog

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