Fronde de Guaino contre le juge Gentil : une "berlusconade", selon Désir

Publié le 13 Mai 2013

Fronde de Guaino contre le juge Gentil : une "berlusconade", selon Désir

La fronde du député UMP Henri Guaino contre le juge Gentil, soutenue par plus de cent députés, provoque lundi 13 mai la désapprobation à gauche.

Lire : Attaques contre le juge Gentil : Guaino ne veut pas répondre aux questions de la police

Sur i-Télé, le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a commenté : "Ce qui se passe est extrêmement grave. Ce n'est plus seulement le problème d'Henri Guaino, c'est plus de cent députés UMP qui signent une pétition contre les juges. C'est une pression inacceptable sur la justice de la part d'un parti qui était encore au gouvernement il y a quelque temps", ce qui "donne froid dans le dos".

Lire : Affaire Bettencourt : 105 députés UMP soutiennent Henri Guaino contre le juge Gentil

"Une partie de la droite, et l'UMP en particulier, a un problème avec l'indépendance de la justice", a accusé le numéro un socialiste. "Je leur demande de cesser de faire pression sur la justice." "M. Guaino devrait s'en tenir au principe élémentaire de nos institutions, la séparation des pouvoirs. Là, il est en pleine confusion, c'est une sorte de berlusconade", a dit M. Désir, faisant allusion aux démêlés de l'ancien président du gouvernement italien avec la justice.

"IL FAUT GARDER LE SENS DE LA MESURE"

Sur la même chaîne, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a commenté : "Dans ce moment de crise, il faut respecter les règles." "Un parlementaire de la République doit respecter la loi qu'il est censé voter, les principes et des règles qui s'appliquent à tous les citoyens."

La députée socialiste Elisabeth Guigou a elle aussi jugé sévèrement le soutien de députés UMP à l'ex-conseiller spécial de l'Elysée : "Quand on est élus à l'Assemblée nationale, on respecte les institutions", "on respecte la justice". "C'est ridicule ! Parler d'affaire Dreyfus, vous vous rendez compte !", a poursuivi l'ex-garde des sceaux. "Il faut garder le sens des proportions et de la mesure."

Sur RMC/BFMTV, le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a estimé que "les politiques doivent donner l'exemple", faisant un parallèle entre la fronde de M. Guaino et les "sauvageons" que dénonçait l'ex-ministre de l'intérieur socialiste Jean-Pierre Chevènement. "Vous vous souvenez de Jean-Pierre Chevènement, parlant des 'sauvageons' ? Nous en avons beaucoup dans le pays : des gens qui ne respectent pas les lois, qui sont violents, je le vois dans le monde scolaire, qui sont d'une certaine façon très loin maintenant du respect des institutions." M. Chevènement avait qualifié de "sauvageons" les mineurs multirécidivistes et avait incriminé le manque d'éducation dispensée par les parents et l'école.

Le député UMP Henri Guaino a cité dimanche l'affaire Dreyfus pour illustrer sa rébellion contre le juge bordelais Jean-Michel Gentil, dont il conteste avec force un motif de mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le dossier Bettencourt (abus de faiblesse). Une lettre le soutenant a été signée par plus de la moitié du groupe UMP de l'Assemblée.

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Vos réactions (15) Réagir

désolé 13/05/2013 - 16h40

C'est vrai on voit des comportements de nobliots, des êtres "supérieurs", insoupçonnables et qui trouve fort peu agréables d'être déranger par des représentants du peuple. sans doute la plupart figurait sur le mur des cons d'ailleurs ?! Alors ces messieurs veulent faire la révolution ! ils sont entrés en résistance; contre le mariage pour tous, contre qu'on embête les dignes qui ont "servis" la république, ... c'est leur printemps, leur première manif (c'est dur non?), Guaino, ce héros, Bôô

lamentabke 13/05/2013 - 16h00

Lamentable Guaino qui pense avoir un rôle à jouer

Rédigé par jeanfrisousteroverblog

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